CR CU LEE
re ef. den études fortes qu’il généralise aujourd’hui. |
Eh bien ! en face du nrogrès que je viens de signaler dans l'ordre social, est-il vrai de direque l’union « fait son temp», quand elle a crée toutes ses merveilles ? Quand,nous sommes plus forts, plus instruit, que nous ne l’étions il y a vingt-ans, quand nous avons de nouveaux droits politiques, quand nous pussédons librement le sol et que nous avois créé un système d'instruction publique comme celui que nous possédons, peut-on dire que lunion a fait son œuvre et qu’il faut la briser? Pour ma pa't, M. le Pem S1DENT, je ne suis pa: prêt à mainte-
-nir cette assertion. L'union a été
pour nous un grand moyen de pro.
grès, puisqu'elle nous a pertnis d'obtenir tous ces résultats dans l’ordre social.
Progrès matériel sous l’Union.
L'hon. procureur-général Est nous dit que la confédération nous procure.
ra des avantages matériels plus grands encore, et que c’est là tout ce que nous voulons, Je nie, M, Le PRE DENT, que les intérêjs matériels soient la seule préoccupation de la, po;ulai:
tion française-Canadienne ; nous pla.
ons avant eux la conservation de'nos institutions propres. Mais même au point de vue, de nos intérêts matériels, à part les avantages dans l'ordre social que nous a conférés l’union, nous avons encore un vaste champ à parcourir dans la voie des progrès inatérielsque nous avons faits depuis
Pour savoir ce qu’a fait l’union sous ce rapport, il suffit de regarder notie système de voies ferrées dn Grand Trone, qui a, de Sarnia à la RivièreduLoup, décuplé notre commerce, ouvert à la culonisation nos forêts vierges, et multiplié nos ressources dane une proportion incalculable ; il suffit encure de regarder nos ports de Québec ou de Montréal pendant la
saison de navigation, et d’y voir cette, forêt de mats qui les remplit ; il suffit de voir partir chaque semaine nos vapeurs transatlantiques, qui vont potter nos produits sur les marchés les olns éloignés, de l’Europe, pour lee échanges cuntre, les articles d’impurtation dont nous avons besoin, | Et si nogs remontons notre grand fl'uve Si. Laurent, que voyons-nous. ?, Nous rencontrons des canaux qui, par leurs dimensions, les matérienx dont ils sont construits et lear étendue n’a pas de rivaux dans le monde entier. Je maintiens, M. le Pre1nenT, qu'en Eurupe on ne rencontre rien, en fait de communications artificielles par eau, qui puixse rivaliser avec nos canaux. En Angleterre, par exemple les canaux ne sout que de misérables rigoles dont les gamins touchent les deux beg?s à la fois, du bout des avirons, chaque fuis qu’ils parcourent les canaux en esquifs. Ici, nos cananx traversent toute la province et relient les parties les plus reculées du pays avec les marchés européens.
En effet, un navire de 400 tonneaux peut aujourd'hui partir de Chicago, traverser l'océan et opérer son déchar gement sur L:s quais de Liverpool.
L'uuion qui nous a donné de pa:
reile canaux, de pareils cheinjns de.
fer, n’a pas fait son temps, n’a pasiter-, miné sou œuvre, comme le prétend le, procureur-géséral Est; au coutraire, vec du pareils moyens nous sormes en droit d'attendre de l’union de plus.
grands avantages encore ‘ans l’aveuir.
Si nous jetons les yeux sur notre eolonisation, aous voyons les forêts reculer devant la hache du défricheur, no° Lie territoire décupler les produits, et notre population devancer l’arpentage de nos terres incultes. Ce que l’union nous a déjà donné est certainement énorme ;. mais l'avenir qu'elle nous réserve est encore plus grand, si nous savons profiter des moyens quel le met à notre disposition. C’est pout cela que je ne crois pas que l’union « terminé son œuvre, et qu’au contraite.
‘ ' de — Rene annees oonneneonea se D
elle net encore faire notre prospéri- 1et c'erl pourqtioi ja Veux conserver Punion, rerter dans l’allégéance à Sa Tiès-Gravieuse Majesté la Reine d'Angleterre, et ne pas accepter des chang: ments constitutionnels qui ne peuvent que comromelle notre ave.
nir comine nation, (Ecoutez! écou:
tez ! ) |
On a dit sonvent que le Ba».Cana.
Le bntique le gouvernement se pros pose d'atteindre en faisant enn chanements, est un vaste ët noble but, je , reconnais; cest la création d'un immense empire qui sera une gloire pour nous et pour l’Angleterre. Mais iline semble qne.ce but ne sera pas le résultat nécessaire des moyens que Pon prend pour y arriver. (Ecoutez !}
était un boulet attaché aux pi-ds du, Historique de la représentation bäsée
Hau!-Cuuada pour le retariler dans sa marche progressive et justifisit une nouvelle constituiion, je nie la justice de cette arçensatlon et je préteniis qu'il n'y à que le fanatisme Hau:Cana dien qui a pu jnimais motiver une:sem’ blable accusation, Il eat vrai que la iace cansdienrefiançaire a Été ca:
ractérisée à Toronto, par nu gouver:
neur-général, comme. race inférisu re, ?’ibuis pas Un fait ne pen] justifier certe insulte jrtée au Bas:Canada, De plus, je suis hemeux d’uvuir le té:
moiguësge de l’hou. ministre des fi nances (M. Gaur), pour réfuter, ces assertious, pour répondre à ces insultes, et prouver que la prospérité du Canadnes: due au. concours actil des Conadiens-Frauçais, non, seulement dans J’éxécuif ruais dans l'assemblée législative, Dans une lettre qu’il écrivait de Lonüres en 1860. l'hon.
ministre des finances disait :
““Pépuis 1840 jusqu'à ce jour, la mnjorité canalienne-finnçnise a été justement représentée dans le ninisière, etic'est avec sou puissant concours et son initiutive dans chaque mesure,
et le suphort de ses votes en parlement, que toutes les grandes retormes ont été réalisées.”
Eh bitu !'wil est vrai que ies meimbres du gouvernement, depuis 1849, ont:pu, par leur initiative et leur concours, obtenir la réalisation de ces réformes, pourquoi veut-cn briser la constitution qui a amenèë ve+ progrès et gtéer un nouvel état de choses qui diminuera mtre iafluen: e, -aujourdhui::»i heureuse ? Ah! c'est que:
malgré’ notre prospérité matérielle, Pancienne agression d’une rave contre l'autre, l’ancen, était C’-ntagonisme el. de mauvais vouloir u‘sat pas dis parut: & QUE à pi
sur la populution,
Tant que les grandes réformes dont | j'ai fait l’histoire ont 616 soumises aux
délibérations da parlement cunarlien, nous svous vu les hommes publios s'en occuper exclnsivement et travails ler à leur réatisation ; nous avons vu les partis se ranger pour où coutre ces grandes questions : l'abolition de la tenure seigneurialu, l'‘lection des membres du cons il législatif, la construction de nos chemins de fer. et de nos canaux, etc, Devant ces grandes questions, il n’y avait pas place pour les -merquines. considérations personnelles et les misérables luttes de clocher. ; Mais aussitôt que les grandes : réformes fureut ovitenues, aussitôt que tons ces projets furent réalisés, il n’y eût plus de raison d’op:
position sux geuvernements sur ces!
sujets ; cependant, il fallait créer des:
causes de mécoñtentement et d’opposition afiu d’urriver au pouvoir et de
satisfaire quelques ambitions persons
nelles, . À Cent alors qu’on rest adressé aux
préjugés de races et de religion. On
a crié bien hant, dans le Haut.Canada,que la ciomination des Canadiens- Français, n’était plus supuoriable et qu’ii fallait y mettre fin. On ue regardait plus aux progrès qu'il y avait encore à réaliser, il semblait qu’il ne restait. plus, ponc terminer, la tâche, qu'à briser le caractère national d’une grande partie du Canada. [on sa plaigoait de la domination française, de l’influence ciéricale et du trop
| grand. nombre d'institutions religieu-
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tesen Canadn, et quel fut le remède que l'on proposa pour metre fin à tous ceu maux que le Hant-Canada he pouvait plus tolérer ? L'on impor:
ta Phon, député de Sonth Oxford, (M. Brown), que l'on fit venir d'Ecasse ici pour jeter le brandon de dis:
corde etre les denx populations et les enflimmer l’une contre l'autre,
Je crois que depuis ce temps l’hon, M Bucnanan a dû plus d’une fois regretter cette importation, qui n’en.
trait pas dans la ligne régulière de ves opérations commerciales, Et ‘quand on eût importé éet ‘homme, quia été la cause de toutes nos dissensions jusquà ce jour, les partis s'organi-èrent à sa voix comme ils le sont encore aujourd’hui, Pour dimi.
nuer ou faire disparaître l'influence des Canadiens-francais en parlement, lhon, député de South Oxford jeta le cri de la représentation bâ+ée eur la population, qui reçut un écho dans
Canada dut céder une partie du ters rain qu'il avait coiquis dais ses lu:
ten d'autrefois.
Je ne crois pas qu’il y ait un seul représentant du Bas-Canada qui von.
lut changer notre constitution actuelle, dans le sens de cell qu’on nous pros pose, s'il n'y était forsé par le Haut:
Canada, ,Nous abandounans donc quelque chose de nos libertés et de nos droits dans celte nouvrlle lutte contre l'esprit d’envahissement et de demination de la race anglaise ? Len hons, men.bies qui srppoitent la me:
sute, nous disent qu'ila cèdent quel:
que chose de nos dioits fin de sauver ce qu’il en este du naufrage et de ne pas teut perdre dans un avenir plus vu moins rapproché,
Mais ce cri en faveur. de la repré:
sentation basée sur là population était.il au moins sincère Ce la part de ceux qui s’en faisaient une arme contra nons ? Etait-ce bisn ün remèle aux
toutes les parties dû Haut-Cunada, | maux dont ils se plaignsnt?, Non, Ce cri inspiré par le fanatisme fut res | M. le Président, je ne ‘lé crois pas.
pous*é par le Bas*Canaïda avec l’ana* nimité de nos hommes publics, L'hon.
deputé de South Oxford trouvant que ce cri de le représentation bâsée sur Ja population était un magnifique cheval de bataille, il s’en servit pout se furmer un parti,
Depuis cette époque, rien ne lui à coûté. la lancé ta culomnie contte
C'était tout sinplemenñt une plate:
forme électorale pour arriver au pou:
voir et consommer l’envahissement de nos droits médité par les chefs du mouvement,
Je ai pas besoin de renonveler ici les arguments apportés contre la de:
mande de {à représentation d’après la population, dans plus de quatre*vingis
tous les Hommes et toutes ies institue! discours prononcés en 1860, lors de tions qe vénéraient les habitants du | la discussion de cette biülaute ques: Bas.Cunada ; il a attaqué avec fureur | tion ; mais je me rappell: cette dis’ fout cé qui nous était cher comme | cusrion avec d’autaut plus de plaisir
Français et comme catholiques. * Ce moyen Jai a réussi, et oh a vu tous les western farmers, tous les habitants du Canada-Ouest, crier que nous étions tous, ici, sous la domination cléricale, que la population anglaise et protestante ne devait pas, ne pouvait pas, subir un joug aussi iniqne.
H gavait que l'élément anglris était fanatique et agressif, et avec ce cri lé chef de l'opposition d'aluis dans le Haut-Canada réussit à former uns phalange tellement forte; que le: Bus:
qu’alors lé parti canadi-n‘français a montré qu’il avait conservé quelque chose de l’obetination dans la lutte et de la perséverance dans la défense de sés droits, dont nos pères ont si souvent donné la preuve: A cettè époque, l’hon, procureur-général Est, (M. Carrier) méritait, par la résis’ tance qu'il frisait à cette demande injuste du HautCanada, l'approba*
tion de son pays, car avec l'énergiè et td tenacité qu’on lai contait, il s°6* tait noblement constitue le char pion
à ais = — su
ns - ———————— se
de nos dro'tt, Pourquoi vient:il done aujourd'hui proposer un compromis avec ses aulversaires d’ulors?
. Est.ce su moment où les chefs de l'opposition du Haut-Canaa avaient en entrant dans le gonvernement MacoowazD'Sirorrx, renié absolu:
ment le principe ‘le la représentation Lâ-ée sur la pupulation, qu'il devait abandonner la lutte ? E+«i:ce au mo:
“ment où le gouvernement MacDonaA Li SicoTTE uvait obtenu des écoles sé* arées en faveur des catholiques du Jaut:Canada, que le perii de l’hon, membre de South Oxford était à redouier ? Est-ce au moment où la lui des écoles séparées pour les catholi:
ques du Haut‘Canada constituait un triomphe qua n’uvait pu remporter l'hon. procureur génëral pendant tout le temps qu’il avait 616 eu pouvoir, que l'hon. procureur général «levait cesser la lutte, jeter ses armes et prétendre, comme Canadien‘Fran:
‘çais, que nous ne pouvions plus tenir sur la brèche, et, qu'il fallait fsire den concessions au Haut:Canada ? E-t-ce que le gouvernement de M, Sicotte n’avait pas fait de la repré-ehtation bâsée sur 1a population une èuestion morte ? Est-ce ‘que tous les membres de ce gouvernement n'étaient pas tenu de l’opposer ? . APRES üi, monsieur le Prgsrdenr, l’hon.
procureur-géuéral Est s’cst rendu coupable d’une grave faute en renversant ce gouvernement par une majorité hostile composée de Canadiens.Franais. C'eat à la suite de ce vote que le Haut-Canada a eu le droit de rèclamer de nouveau la représentation d’après le nombre, et qu’il faut aujour- ‘d'hni lui faire des concess'ons.
Pour ma part, monsieur le Præs:t- DENT, je n’ai jamais été convaincu de la sincérité de ceux qui employaient le ‘cri de la représentation basée sur Je population, car je n’y ai jamais vu ‘qu'un moyen, employé auprès des wesern farmers, pour arriver plus sûiement au pouvoir. Es'-ce que le prinripe de la représentation bâsée sur la
DS DR PO GREEN EEE cn
population « jamais servi de bâse à uh gouvernement aux idées monarchiques comine celles qui sont éminés par le gouvernement actuel ? ei, l’on veut une confédération sens exemple, non pas uno coufédération conme celles quiexistent dans les pays qui ont adopté cette forme de gouverne, meut, mujs une confédération monar.
chique. (Evoutez ! écoutez !)
On vect conserver quelqne. chose de la çonetitution de J'Angleterre, et cependant'on dit que la 1eprésentetion bâ+ée sur la population est un prinçipe juste et qu'il fant l’accorder au Hapt-Canada ! L’hon, procureure général Eu (M. Canrian) ne se. rappelle-t-il pas ses argaments de 1860, contre ce principe ? Ne disait-il pas alor», pour faire voir que ce principe n'est ni juste ni recotinn dans la constitution anglaise, que s'il était appliqué pour le parlement anglsis, la ville de Londres aurait 30 dénutés à elle seule, au lieu de 16, et que l'E:
cosse euverrait au parlement beau.
coup plus de députés qu'elle n’en en:
voie aujourd'hui? Ne disait-il pas encore que des bourgs-pourris de quel:
que centaines d’habitants avaient un représentaut.et que des comtés qui en contenaicnt 100,000 n’en avaient pas davantage ? Est'ce que ces arguments si puissante alors n’ont plus la même valeur daujourd’hui? ÆEstce qu'ils ont moins de force depuis l'alliance de l'hon. procuseur-géneral avec l’hon° député de South Oxford ? Est-ce qu’° ils ne peuvent plus être employée pour sauver notre constitation e! nos iibertés ? Comment se fait-il que le parti qui a si longtemps vécu de son opposition su principe de la repre:
sentutiog bâsée sur la population, dise aujourd’hqi que c’est un principe jus‘ te gt qu’il faut le concéller.,
J'avoue, monsieur {ls PRmeDunT, que je ne comprends pas pourquoi l'on cède aujourd’hui ce qu'un refa:
sai en 1860. Il est vrai que je n'ai pas l'expérience des hon. députés qui occupent aujourd’hui les banquettes
. personalités les plus blessantez et ame:
ser, comme résuliât, l’abaissement du niveau moral de notre representation nationale, les hommes le: mieux qua:
itiés à faire valoir dans cette enceinte ‘les intérêts du peuple, s’ub-tenir des uttes électorales, parce qne la position le député ne portait plus avec elle la dignité qui en fesait un obiet d’am aition dans des jours meilleurs. Nous avons vu des hommes éminents et qui avaient travaillé dans l'intérêt deleurs sommettants pendant de longues an‘ iées, abandourer de dégoût la carrière solitique et se retirer dans leurs foyers d'est à celle époque que nous avons vu une majorité canadienne-française roter la d' faite d'un mivistère dont le rogramme politique offrait plus de garanties pour les intérêts bas'canaliens que celui d'aucun autre gouver* nement, (Êc wutez! écoutez!):-un esprit le parti à la fois snesquin et aveugle devait placer nn succès momentané au dessus des intérêts généraux, et la majorité décréta par son vote no’re déchéance nationale. (Ecoutez ! écoute ! Eh bien, M. le Président, avec le nouveau gouvernement nous avons Vu a question de la représentation bâsée sur la population revenir dans la dissussion générale de notre législature, st aujourd’hui, il n’y a pas à se le ca sher, cette analheureuse concession, qui nous met à la merci du Haut Ca:
pada,est dev2nne un fait accompli.
(Ecoutez! J'ai dit, il ya un instant, M. le P:é6-ident, que l'hon. député de South Oxtord n’avait pu obtenir le co‘ mité qu’ii demandait sous l’administration McDonald Sicotte, administra:
tion ersentiellement libérale. (Ecou* tez!) Si l’on réfère aux journaux de la chambre de cette époque, que trauvel*on? À peine l’administration, fqui lui avait :uccédé eût‘elle pris possession des bancs de la trésorerie que l’hon, M. Brown revenait devant la chsmbre demander de nouveau un comité ; et cette fois avec plus de suc:
cès.
J'eus l’honneur de présenter un
ET
amendement à la motion, mais cet amendement fut repoussé, et parmi les noms qui figurent dans cette malheureuse division, on remarque ceux du ministre des travaux publics, du secrétaire provincial et 1u procureur.
général Est, M. le Président, c’est là un fait extrémement significatif et dont il faut prendre note sous les cire constances actuelles, Quaïd je pres.
gai celte motion devant la chambre, je maintins qu’il fallait prendre lof.
fansive et non garder la défensive, comme nous l’avions fait jusqu’àälors ; qu’il fallait nous unir comme un seul homme pour obtenir que l’on remette en vigueur le proviso de la 26me, cleuse de lacte d’union, qui nous
avait 616 honteusement enlevé en.
1856, an moment où nous obtenions le conseil légielatif électif, (Ecoutez, écoutez!) Eh bien ! snr cette question qui était parfaitement motivée, on a vu ces mêmes ministres voter pour rejeter cet amendement qui res vendiquait un droit sacré pour les Canadiens-Français. Ce vote n’impliquait-il pas chez ceux qui faisaient cette lâch? concession, qu’ils étaient prêts à céder encore dans les changements constitutionnels proposés. Oui, M. le Président, je n'hésite pas à le dire, dès cet instant le Haut-Ca‘ nada comprit que nos chefs jus:
que là inébranlables allaient céder le terrain conquis. Aussi, loreque M. Brown soumit à la cham.
bre sa proposition, tous les députés anglais s’unirent dans nne majorité écrasante, et il l’emporta vigoureusement malgré la totalité ba députés Canadiens français qui votèrent tous con: cette proposition, à l’exception du député de Rouville (Mr Pouzin), qui eût le triste courage de commettre cet acte inqualifiable, (Ecoutez, écoutez |)
Il n’est pas besvin de rappeler ici les conséquerces de ce vote, car elles sont connues aujaurd’hui de tont le pays, et l’hon. député de South Ox+ ford lui-même nous a dit dans cetta
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Chambre qne la confédération avait,
pris naissance dans son comité constitutionnel ; que la pominatio: de ce comité avait été le: premier pas fait
dans la voie qui meñait surement au
but vers lequel il avait tonjonrs tendu pendant toute sa carrière politique et que Île projet de confédération, maintenant soumis, était une ample técomneuse pour ses efforts constants el une justification complète des principes qu’il avait soutenus dans la lutte du Hant contre le Bas-Canada, (Ecoutez, écoutez !).
Plus tard, M. le Président, le gouverneinent TAcHÉ-MacpoNALD toinbait sur une question de fisances et, dans l'impossibilité de se majntenir sans le #ecours de l'opposition, ce même gcuvernement appelait dans son cabinet l’homme le plus hostile aux intérêts Bas-Canadiens, et avec lequel de tout temps il avait été dans un antagonisme aus exemple De celtz alliance naquit le proj:t de confédération qui nous est soumis aujourd'hui, et qui concède le prin cipe de la représentation bâsée sur la population,
Augmentation de l& proportion d'ac:
croîssement du Bas:Canada.
Le parti Bas. Canadien devait-il faire celle grave concession au Haut-Cana.
da ? Je suis prêt à établir par des chiffres que cette question portait avec eile sa propre solution, et ceux qui ont voté en faveur de ta concessiun ne sont nullement justifiabies à quelque point de vue qu'on se place. L'avenir paus garantissait que cette demande n’aurait plus sa raison d’être à une €poque fort rapproché.
Quand on examine la question de la population respective des deux Canadae, on remarque, tout d’abord, que celle du Haut-Canada est en grande partie anglaise et protestante ; et, en regardant au dernier recensement, on voit que l'immigration dans cette section est entrée pour une proportion irès considérable dans l'augmentation
et moral par les institutions politiques
annuelle. De 90,000 âmes qu'elle était pendant la seule année de 1847., immigration est graduellement toms bée à 10,000 en 1860.
Mais il y a un autre fuit important | qu'il.est bon de noter: c'est qne le Bas Ganada, qui n’augmentail .que lentemant d’abord, parce qu’il était géné dans son développement matériel |
sous lesquelles il était gouverné, par- } ce qu’il n'avait pas de chemins de co- !
lonisatjon dans res forêts, voyait ens À core ses robustes enfants émigrer aux Etats-Unis pour y trouver dou painet la liberté. L’augimentation de la po- À pulation du Bas Canada était fsible et lente alors ; maïs à mesure que les | chemins de fer ont été construits, quel des routes ont été pratiquées, on l’a vu auginenter en population presque dans la même proportion que spé.
rait la diminut'on dans la proportion d’accroissement annuel du Haut-Ca da,
Je préteuds enco’e, M. le président, | que le recensement de 1861 n’est pas | une base sur laquelle «'n puisse se fon:| der pour apprécier exactement la chif-{ fre de population des deux sections ; quesce recensement n’est qu’un tissu d'erreurs grüves et qui demontrent l’inexactitude de l’ensemble. Ainsi, quand on y voit qu’à Trois-Rivières iln’ÿy a pas une seule église catholique ; qu’à Hamilton il n’y en a qu’une seule ; qu’en 1861il n’a été construit que trois vaisseaux dans le Bas- Canada, quand on sait qu’à Québec seul ils’en est construit plus de soix ante, l’on peut affirmer en toute sûreté que de semblables inexactitudes ont dà se répéter dans ies chiffres de la population des deux sections.
On sait que, dans le Haut Canada, le chiffre Ce la population réelle a été considérablement suifait. Tous leurs:
journaux ne disaient-ils parqu'il fallai que le recensement de 1861 indiquât, en faveur du Haut-Canada, une très forte population de plus que dans le Bas ? Aussi, le résultat a-t-il constaté
ts
Hi
une majorit$ de près de 300,000 Ames ere aveur. On a tellement augmen- -16 "Te nombre des vivants et diminué celui des morte, que le nombre: des .énfahts vivan:s, au-dessous d’un an,
le trouve être de 8,000 de plus que
apetüi de touteë les naissonces de l’an- 8 (Ecoutez ! écoutez!) Je veux vien edrüettre que le climat du Hautip étada soit très salubre et 1ès favo able! au développement dés enfants u'‘dessous d'un an; mais encoré peut n'dificilénent s'expliquer, qu'il n'en méait pas quelques un en douzv mois et'qu’il puisse y en avoir, en une nJeule année, 8000 de plus, au dessous "à un an, qu’il n’en est né pendant les ' 2e mois évoulés. (Ecoutez !'et ridb). ‘Quanil je vois de pareils résul:
gts de, 0° notre recensement officiel, di suis à forcé de crnire qu'il est inexnèt.et qu. il peut être lout aussi erroné lusrtous les rapports de la pcpulaai Ce
ou 4 on asutfait la population nians le reconst'ment du Hant-Canada, Sage le pasCanadà au contraire, on tu diminuée considérablement. Ici, dçs culivateurs Ont lonjours eu peur du recensement, Parce qu’irs soupçon:
dent qu'il est fait dens le seul but el’asseoir quelques taxes vu de faire #melque levée d'hommes ponr la dé- Sense du pays. Sous CES circonstan’ des, je, crois que l» différence dans. le hiéfre de la population du Haut et QU Buse nest pas aussi bien Bjablie qu’on veut 1: faire croire: Je Snaintiens qu'elle est moindre en réagité qu’elle n’est en apparence, et que les chiffres du recenseméñt ne sont pas suffisament exacts pour que ! on (puise les prendre pour base d’une Memande de changements constilu-
Mjonnels aussi graves. |
4 Mais si l’on étudie l'accroissement
x population canadienne-francai*
ie, l’on verra que les Canadiens franpis ont nugruenté jusqu'au chiffre
ide 1,700,000, s’étant décuplés deux
Ifois et derni de 1760 à 1860, ce qni
| équivaut a une augmentation de 3.40 |