‹ Discours prononcéChapitre 3 sur 12 · CONFERENCE PROVINCIALE · texte numérisé non relu

CONFERENCE PROVINCIALE

Le gouvernement mérite des félicitations sur le succès qui a finalement couronné les travaux de la dernière conférence provinciale, et que cet acte de justice, depuis si longtemps attendu, ait été finalement rendu. La première conférence siégea en 1887, dans rtte ville ; elle avait été convoquée par feu l'honorable M. mercier, et toutes les administrations libérales, qui furent au pouvoir depuis cette date, se montrèrent persistantes et infatigables pour atteindre le but. Il est agréable de constater que l'oeuvre ait été menée à bonne fin par un homme, le premier ministre actuel de la province de Québec, dont les relations sont si étroites et si chères avec celui qui prit l'initiative de ce patriotique inouvement. C'est ce même homme qui esquissa les délibérations de la dernière conférence avec une réelle maîtrise et qui dirigea les négociations d’une façon si habile. On devra se rappeler toujours aussi que cet acte de justice a été rendu alors que sir Wilfrid Laurier était premier ministre du Canada. L'accomplissement de ce grand acte politique assure au premier ministre un monument plus durable que s'il était de marbre ou de bronze.

On ne peut concevoir que les Pères de la Confédération aient consenti à fixer de façon définitive les subsides à accorder aux provinces en prenant comme base un recensement, et cela une fois pour toutes, et que les provinces auraient été obligées d'abandonner de telles sources de revenus, comme les douanes et l’accise, pour n'avoir en retour qu’une portion si minime. Fendant quarante ans, les provinces ont été obligées, avec des ressources restreintes, d'entretenir les asiles, les prisons, etc., avec la responsabilité d’avoir à inetruire la jeunesse du pays et, e noutre de cela, de bien d’autres services publics.

Si nous jetons un regard en arrière, et que nous prenons les dix dernières années, comme exemple simplement, je pense que je suis exact en disant que le trésor fédéral a reçu près de $100,000,000, comme surplus du revenu sur les dépenses, et provenant des accises et des douanes. Tout cet argent a été bien et convenablement dépensé, en construisant des chemins de fer, en agrandissant les canaux, en érigeant

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