‹ Discours prononcé par l'honorable M. Honoré Mercier, premier ministre de la province [microforme]Chapitre 11 sur 25 · LES BIENS DES JÉSUITES · texte numérisé non relu

LES BIENS DES JÉSUITES

Il me semble que je manquerais à mon devoir, et vous causerais un désappointement légitime, si je ne vous parlais pas de la questions des biens des Jésuites, non pas pour nous défendre de l'avoir règlée, — on ne se défend pas d’ung bonne action, —- mais pour donner quelques explications sur certains détails, et répondre aux assertions regrettables, faites par l'honorable M. Chapleau, à Saint-Hilaire, en septembre dermier.

Je suis allé à Rome en 1888, exprès pour règler cette question difficile, délicate, épineuse, Lt j'ai réussi, grâce à l'esprit large de Sa Sainteté Léon XIII, à la prudence de Son Eminence le cardiual Tasech. reuu ct à l'habileté du Très Révér nd l'ère Turg'on,

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recteur du collège Ste-Marie, à Montréal. Nous avons réglé cette question, non pour favoriser notre parti, mais bien pour consacrer un grand principe : celui de la restitution du bien volé, Nous avons toujours cru, mes collègues et moi, et nous croyons encore, que les rois n'ont pas plus le droit de voler que les particuliers: et qu'on n'a pas plus raison de prendre le bien d'un Jésuite que celui d'un protestant, Nous avions donc décidé de restituer, sous forme de compensation, et nous nous sommes entendus facilement, à ce sujet.

Aujourd'hui, que l'affaire est terminée, que cette grave difficulte est aplanie, on nous dit que nous ne devions point règler, que nous avons payé trop cher et que nous avons eu tort de mêler le nom du Pape à cette transaction.

Règlons ces trois points.

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