‹ Discours prononcé par l'honorable M. Honoré Mercier, premier ministre de la province [microforme]Chapitre 12 sur 25 · Vous avons eu tort de règler · texte numérisé non relu

Vous avons eu tort de règler

Cette prétention est bien injuste, Nous pouvions contester les droits d: l'Église catholique à ces biens. Elle prétendait en être propriétaire, à tort ou à raison ; et nos adversaires, protestants et catholiques, peuvent dire que nous aurions dû contester ces droits et refuser de règler, Cette position, quoique malhonnête, à mon point de vue, serait au moins logique.

Mais il n'y a que les protestants qui disent cela, Tous les catholiques admettent que nous devions nous soumettre et règler.

Alors, pour les catholiques, ce n'est done plus qu'une question de chiffres : le principe de la restitution, sous forme de compensation, étant admis, il ne reste plus qu'un détail, celui du quantum.

Ceci est admis de toute part et M. Chapleau l'a proclamé bien haut à St-Hilaire .….. C'est même un point que l'on cherche à faire contre nous.

L'on nous dit : ‘“ Vous n'avez pas de mérite dans cette affaire ; ‘ vous n'avez fait qu'exécuter ce dont nou étions convenu.”

Nous examinerons ce point-là tout-&-l'heure ; mais constatons bien, d'abord, qu'il fallait regler.

L'hon. M. Chapleau l'afirme luisméme. Voici ses paroles, telles que rapportées par le Montreal Gazette, du T septembre dernier, je traduis :

“M, Mercier dit: Je n'ai fait que complèter ce qui avait été

°ommen cé par M. Chapleau et continué par M. Ross... Oui, je ‘ n'avais pas seulement commencé, mais J'avais presque terminé “ « règlement de cette difficile question, quand j'ai résigné è

Ainsi, M. Chapleau se vante d'avoir presque règlé cette difficulté. Le mot presque est natif, mais il est concluant pour moi. Comment les amis de M. Chapleau, les orangistes, peuvent-ils me faire, en principe, un crime de ce règlement, sans en faire autant pour M. Chapleau ?

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