VI. le niVENTRi; UE§ AFFATltE§ XfRAACÈBE
Je ne puis assez m'èlonncr de ce que j'entends. EsL-ee qu'il n’y a plus dans la société que des tribunaux et des procès ? est-ce qu'il n'est plus possible à des corps politiques* * - * (Interruption.) Est-ce que nous n’exprimons pas tous les jours notre jugement et notre sentiment les uns sur les autres P est-ce que nous ne nous jugeons pas tous les jours politiquement ? (Nouvelle interruption.)
Est-ce que les votes de la chambre, est-ce que les votes d’adresse ne sont pas des jugements sur la conduite du Gouvernement? Vous le dîtes tous tes jours, tous les jours vous tenez ce langage ; et il ne sera pas permis à la majorité de cette chambre d'exprimer son opinion, son sentiment sur un événement public l
Messieurs, eda est inconcevable ; c’est détruire, c'est énerver, c'est saper dans leurs racines et notre Gouvernement, et cette chambre, et nos droits, et nos devoirs* ( Aux centres * Très-bien, très-bien l)
C'est nous ôter notre prérogative de tous les jours ; c’est nous interdire la plupart des discussions qui nous occupent; c’est nous réduire à faire des lois, uniquement des lois, tandis que Ses tribunaux rendent des jugements. Il y a autre chose dans la vie politique que des lois et des jugemcnls, il y a la manifestation de l'opinion publique, du sentiment public,
manifestation qui ne se fait régal ïèrement, complètement que par l'organe des grands pouvoirs publics.
Voilà la vérité, la pratique habituelle, constante de notre Gouvernement ï voilà ce que vous faites sang cesse et ce que vous venez nier aujourd’hui.
Messieurs, si vous en croyez les conseils que Ton vous donne, si vous renoncez dans une occasion aussi solennelle à manifester votre sentiment, voire opinion; si vous vous condamnez à rester muets devant de pareils faits, tenez pour cerLain que vous vous serez abaissés et mutilés vous- memes* (Très-bien ! au centre*}
El pour mon compte, dans l'intérêt de mon pays, qui croit avoir ici des organes légaux et vrais de ses sentiments et de ses opinions , dans l'intérêt de cette chambre qui est appelée à être Porgane vrai des sentiments du pays, qui est appelée à les manifester par ses adresses, par ses votes, dans l'intérêt de votre grandeur, de vos droits, de vos pouvoirs, dans VintèrêL de la manifestation sincère et complète des sentiments du pays, je vous adjure de voter le paragraphe proposé par votre commission, (Très -bien, très-bien ! — Au centre . Aux voix, aux voix ! )
nv» le président. Je vais mettre aux voix la clôture delà discussion.
La discussion sur le paragraphe est fermée,
.vf, le x-reskdext. Maintenant il y a les amendements*
Voix nomhrensei. À demain, à demain !
n. le i*RÉài i»e*t* Je consulte la chambre sur le renvoi à demain.
( La chambre consultée décide que La délibération n'est pas renvoyée à demain-)
sx. le PKÉ&ittEST- La parole est à M* de Coudais pour développer son amendement.
(M. de Cour tais à la tribune se prépare à lire un discours. - — Exclamations et rires.)
j*. dk coi RTAiN. Messieurs | en proposant mon amendement je n’ai pas l’intention de défendre*,,* (Interruption,) Voix à gauche. Attendez le silence I Attendez le silence : (Le bruit continue.)
m * li; nnigTRE i mn iriMiRKi rm r;iu:h.
Messieurs, il me parait évident qu’avec le nombre des amendements qui sont présentés, il est impossible de vider la question aujourd'hui. (C’est évident: )
Je propose le renvoi à demain, (Assentiment unanime,)
EXTRAIT ÜL MONITEUR UNIVERSEL û\t 27 janvier 1844
OIIjUIIIKE «es députés
session hé 1 843-1844
PAR M. GUIZOT
MINISTRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES
DANS 1. A DISCUSSION DE LA PROPOSITION DE JH, DE RÊMUSAT RELATIVE ADI DÉPUTÉS FONCTIONNAIS RS
Séance du 22 février 1844
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session de 1813-1844
PAR M. GUIZOT
MINISTRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES
1>AXS LA MâCUSSiON ilH LA PROPOSITION1 DH M. OB UÈMUKAT