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Ie développement intérieur du pays, pour sa bonne attitude au dehors* * * * (Interruption*)
Permettez ! quand ces hommes ont été, et le déclarent sur l'honneur devant vous, devant le pays, devant Dieu qui les entend, ont été saluer , oui, saluer cette grande infortune; oui, lui parler de sa patrie, oui, lui dire que le premier besoin de ce pays était de demeurer en paix, de vivre par tous et du concours de tous, dans la pleine et libre exécution des lois**, (Nouvelle interruption*)
Permettez donc ï quand ils ont trouvé en lui ces sentiments et cette abnégation de toute pensée perturbatrice du pays, on vient vous dire que c'est une atteinte à la moralité politique, que c'est avoir trahi les devoirs de citoyens; et on nous le dit, à nous, dans quelles circonstances 1 Je le demande, si nous étions allés aux portes de la France, * .
m. iris mm^TRE mm imiiu:s ethivgÈues,
Je demande la parole,
m* niuinvr n, L’Europe assemblée en armes, porter, quoi? des conseils politiques, aurions-nous manqué à h moralité politique? Vous ne le pensez pas (Interruption au centre), vous vous en êtes glorifié- Eh bien, moi, je ne dis pas que Je suis allé porter ou chargé de porter les conseils d’un autre ; je dis que je suis allé saluer le malheur, et dire à celui qui pouvait laisser s'élever dans son cœur un souvenir du passé, un souvenir de tout ce dont ii a été dépouillé : « Laissez la France en paix ! » Et il m'a dit* - * (Nouvelle interruption*) Permettez. , * et il m'a dit : a Que tout soit soumis aux lois et reste dans l'obéissance aux institutions du pays- a Voilà sa réponse. (Bruit confus.)
Messieurs, ma conscience proteste, mais elle proteste par le parallèle*
Attendais- je donc des désastres pour faire triompher mes
conseils par leur lien douloureux? était-ce là ma situation? El depuis, messieurs:.*. Je ne veux pas convertir ce débat en un débat personnel.
Mais nous avons, dit-on, manqué aux devoirs de citoyen, nous avons conspiré.
Comment? Quand on a parlé de temps pas très-éloigncs, où il y a eu de grandes, de tristes irritations dans le pays, de douloureuses agitations, ch, messieurs, il faut comprendre h position des hommes de cœur.
Ce n’est pas à moi, avec les affections que vous me connaissez, à porter des accusations contre personne ; mais quand vous m’interpeller sur la façon dont j’ai rempli mes devoirs de citoyen, ne savez-vous pas quels ont été mes efforts, quelle a été ma conduite, à quoi je me suis exposé? Aux méprises du pays, aux méprises du Gouvernement, et aux méprises aussi cruelles de mes amis, qui pouvaient me croire traître à leurs sentiments et conspirant contre le succès de leurs entreprises insensées*
J’ai livré ma vie, mon honneur, pour résister à ces désordres dont vous vous plaignez, parce que je suis bon citoyen.
Conspirer! non, messieurs. Je le comprends, avec de telles paroles, avec celte atteinte aux devoirs de citoyen, avec celte atteinte à la moralité politique, on veut ici nous pousser à une étrange difficulté.
Ces mots sont intolérables, se dit-on; its sont gens d’honneur, ils sont gens de cœur, ils ont assez souvent répandu leur âme devant nous pour que nous sachions bien ce qu’il y a au fond \ et en les blessant ainsi, nous leur ferons prendre La résolution de quitter Rassemblée.
 droite . Oui ! oui !
y*. iiEHBTEB* fl n’en peut pas èLre autrement quand avec celte attaque personnelle qu’une chambre fait peser sur les hommes qui SônL dans son sein, sur lesquels, violant toutes 1rs conditions des assemblées délibérantes, elle s’arroge une
autorité de fait et urne autorité morale* Quand elle agit ainsi, quand elle prononce les mois de flétrir et de empabtes, quand elle dit qu'on a manqué à la moralité politique et qnVm a trahi scs devoirs rie citoyen, croit-elle donc et veutelïc garder dans son S£Îa des hommes sur lesquels de pareillea marques sont appliquées? Non, ou vous n'attachez aucun sens aux mois,*., (Agitation.)
vt. o»ir,o* n4txiï0T. Vous avez raison.
vi. wi-KBu i:n. Ou vous ne pensez pas ce que vous dites, ou vous abusez de La situation de majorité que vous êtes , ou vous n’infligez à ces hommes ces paroles si véhémentes, si amères, que, pour qu'en ayant le sentiment, ils s'expulsent eux-mêmes. (Mouvements divers.)
C'est donc l'expulsion que vous voulez; oui, Expulsion !
Vous ne voulez pas de subtilité de langage; je n'en veux pas non plus. Je suis placé dans une condition grande, et je la comprends tout entière.
Les sentiments que j'ai dans le cœur, ils sont connus de ceux qui m'ont nommé ; les convictions que j'ai dans l'intelligence, elles sont connues de ceux qui m'ont nomme ; ils m'ont envoyé ici et j'y reste; ils m’y ont envoyé pour lutter contre des adversaires politiques. T*nl que vous ne ferez pas par la vérité ce que vous dites par des mots, je ne puis prendre votre langage et vos paroles que comme l'expression d'adversaires politiques irrités. Je n'y veux pas voir autre chose; je n'y aLtache aucun sens. {Réclamation an centre.)
S'il y a ici un sens d'honneur, de dignité personnelle, de moralité politique, de devoirs de citoyens, vous ne devez pas, vous ne pouvez pas garder an milieu de vous ceux à qui vous infligez de pareilles marques, cela n’est pas possible. (Nouveau mouvement.)
Et vous croyez que timidement, quand je suis arrivé au milieu de ceLie assemblée contre les volontés, les paroles, les apostrophes, les accusations injustes de la majorité, je recule-
rais et je dirais ; « La situation qu?on me fait est trop difficile, j’ai trop de coeur, trop d’élévation d’âme pour la supporter, je me relire (Exclamations) ! je ne remplis pas mon devoir* ■> Non, et je vous défie de remplir le vôtre. Encore une fois, il n’est pas possible qu’ils restent dans rassemblée des hommes que rassemblée jugera avoir mérité de Lelles paroles; rassemblée le doit par respect pour elle-même, on elle n’attache pas à ses paroles le sens odieux qu’elles portent arec elles. Ou elle ne veut faire qu’une manifestation de ses propres affections, de ses propres pensées politiques, et eu conséquence tout tombe ; ou bien, si tout doit demeurer sur nous, parlez, agissez et jugez-nous, puisque vous prétendez nous juger ' Je vous le dis, c’est votre honneur qui est engagé, et une déclaration de ia chambre doit dire que noire mandat a été viole, et que nous, dèpulés, nous n’avons plus le droit de siéger dans cette chambre, (Vive agitation*) wï* de li itocu üj 1 1; i*e i * , avec véhémence* Vous
devez dire que nous ne sommes pas gens d’honneur. Vous n’avez pas le droit de nous fteLrîr* Je suis étonné que M* Guizot, en présence de ce qu’il a fait eu 18 lo, en présence de l’appui qu’il a donné aux atrocités du Midi, je suis étonné qu’il ose me flétrir*
Pour moi, je déclare que si la chambre adopte de pareilles résolutions, * * (Interruptions bruyantes.)
n* «3fTizt»T, ministre des affaira étrangères . Messieurs, je commencerai par vider un incident tout personnel* . * . (Sensation) qui ne regarde ni le Gouvernement du Roi, ni le cabinet actuel, ni le ministre des affaires étrangères, mais M* Guizot personnellement-
Mossieurs, quand je suis cnLré dans la vie publique, quand j’ai été admis a l’honneur de siéger dans celte chambre, it y a un vice que je me suis surtout promis (Pècarter de moi, c’c&L l’hypocrisie. (Mouvement en sens divers.)
L’csl l'hypocrisie, le désaccord, le mensonge entre la situation et la conduite, entre l'apparence et la réalité.
Je voudrais bien savoir ce qu’on aurait dit, ce qu’on aurai L lait en 181.5, dans la chambre des représentants, si, membre de cette chambre, j’étais allé à Gaud m’entretenir avec Louis XV III, et que je fusse ensuite revenu reprendre ma place dans l’assemblée? {Interruption,! Si j’étais venu revendiquer ma pari de ses droits, ma part de ses libertés, ma part rlu gouvernement du pays. Je vomirais Idem que chacun des honorables Membres de cette chambre cher ch fit dans sa pensée ce qu’on aurait dit, ce qu’on aurait Fait alors à mon égard.
Messieurs, je t’ai déjà dit à in chambre, la chambre sait quel motif m’a fait aller à Garni. .. (Bruyante interruption à gauche.)
*i. mnxmm* »e cdfABiixi, 11 n’y a pas de motif qui poisse faire aller à l’étranger J {Agitation*)
ijE wïSïsxke. Le membre qui m’interrompt vtufc.fi bien monter à cette tribune pour me répondre?
»e ciRAimitt. Je répondrai à M. le ministre qu’ïl nJy a pas de motif pour aller â l’etranger ; il n’y en a ni pour l'homme public, ni pour l’homme privé. (Agitation prolongée.)
ï k uoutee. C’est précisément la question que je vais porter à celte tribune, et qu’on y a portée.
Foî'æ à gauche, C’ètaît une trahison i
Une autre i mm, Y ous alitez organiser la guerre étrangère i (Gris confus.)
ee ÉmsTttE. Je serai obligé d’attendre que les interruptions.*.',
il. onuoi n iitturr. Ecoutons ! écoutons I
ji» ai i.iem, Ecoutons, messieurs, la chose est grave !
le msiigTUE. Si elle n’était pas grave, elle ne mé-
nierait, ni votre attention, ni mes paroles, (Au croire, T rcsbien I)
Vous le savez, je suis allé à Gand..., (Nouvelle interruption,)
Messieurs, ces Ihtermp lions me ralentiront, mais ne m'empêcheront pas de dire ce que je pense* (Très-bien au centre,)
Je suis allé à Gand porter à Louis XVllï les conseils .
(Rires ironiques à gauche. — Interruption,)
a*, lr pb^idRVt. Ces interruptions sont contraires à la dignité de la chambre et à la liberté de la tribune,
yim liE siXMfcTifcii* Les honorables membres ne savent pas qu’il y a quelque chose de plus Tort, de plus obsLinc que toutes les interruptions et tous les murmures, c’est la conscience et la volonté d’un homme de bien*,..
Au centre. Très-bien I très-bien 1 (Agitation prolongée,) vi, iiupiv. II est évident qu’il faut laisser répondre au reproche. On a écouté le reproche, et je demande à ïa chambre, dans l'intérêt d’une libre discussion, qu’on écoute la réponse tranquillement. (Exclamation a gauche.)
Oui, on a formule une accusation.*,,, (Vive agitation. — De vives interpellations sont échangées de divers côtés.)
tï, 1,13 FBSRfBRVT* La parole est 4M. le ministre des affaires étrangères.
?ti, u; mis est ni: de» affaires érni^ftÈiu:».
Messieurs, comme il est 4 la fois de mon droit et de mon devoir de dire ici tout ce que j’ai 4 dire à ce sujet, je suis obligé de répéter qu’aucune interruption, aucun murmure ne m’empêchera d’aller jusqu’au bout. Je répète, car il faut que je répète, je répète que je suis allé à Gand. (Nouvelle et plus bruyante interruption*)
jn, m Ptt^SKDElVT. J’invite la chambre au silence, ai. iiB vinnit. Je suis allé à Gand porter à Louis XYÏÏI les conseils des royalistes constitution nel s, qui, pré-
voyant sa rentrée probable en France. . , {Nouvelle el violente interruption à gauche.)
il. ucaeav, se levant, el avec force. Il fallait auparavant égorger les armées françaises ’
Un autre membre . Vous avez prévu Waterloo 1 (Tumulte.)
3Ï.ÏÆ fbe§iugvt> Si le tumulte continue, le président sera obligé de se couvrir.
iietïijirat. Demandez, monsieur le ministre, ce qu’en pense M. le maréchal Souli, II n’est pas allé à Gand. jj/agîtatioo va croissant.}
al. h avi a. Oïl ne peut pas entendre de sang-froid Topologie de la trahison.
m. le FftésinKVT. Silence, monsieur, vous n’avez pas ta parole.
m. minois (de liiMiiRE-ïsrÉRiniiBK), avec véhémence * Monsieur le président, rangez, rangez tout cela 1 Laissez passer la pensée du pays ! Que nous fait cela? J’ai été à Gand 1 faî été à Londres l la France reste. Exprimez la pensée de la France ! (Agitation tumultueuse.)
M. eu vu au* Nous ne pouvons supporter l’apologie du voyage de Gand , il iaut Qétrïr tous ces actes*
3i, i,ii u mi iiTTL* Je demande la parole. (Agitation toujours croissante.)
3i. ue presiéje vt. J’adjure tous les membres de celte chambre, au nom de la liberté de la tribune et du droit qui appartient â chacun, de permettre à M. le ministre de dire sa pensée. Je les adjure de faire cesser un tel spcclacle, cl d’imposer silence à ces réclamations qui n’auront cours qu’aprés que M. Ic ministre sera descendu de la tribune.
jd, iiavkv. Nous ne pouvons souffrir Tapologte dû la trahison.
Fmx æw centre, A Tordre ! A l’ordre !
3i. le pujésioiia't, La parole est *1 M. le ministre.
{Plusieurs membres de la gauche interpellent de nouveau M* le ministre*)
Voix au centre* Vous voulez Pempecher de pa rler, c’est un pari* pris,
A gauche . Il n’est pas permis de se glorifier d’un pareil acte*
m. KiE i*nÉ£r»Evr. Gardez le silence, vous aurez la parole après M. îe ministre*
3i. Qt TET'BÉiva vtué es , Vous n’auriez pas laissé dire à M. de la ftochejaquelein qu’on avait bien fait de faire la guerre civile.
JW . «,i: WÏI18ÏME IH'M AVM1BÉ» KTRl\C iinV.H.
En vérité, messieurs, j’ai d’autant plus le droit de m’étonner de res clameurs (Béclamatîons a gauche), oui, de ces clameurs, que ce que j’ai Hionneur de dire à la chambre cri ce moment, la chambre P a déjà enlendu.
P/tflieur* voix* Oui, oui !
m. o il i:t^ ii ir 1 1\ eh. Avec le meme sentiment qu’au jourd* hui. (Agitation.)
centre* À Perdre! h Perdre 1
m . eu n i \ iiîHTitï: . La chambre Pa déjà entendu; je m’étonne, messieurs, des progrès qu’a [ails la liberté depuis ce jour- là.
31. aoLT. On n’a pas la liberté de trahir. (Exclamations* — Cris : à l’ordre !)
31. u; 3i i\ iwtbie. Gomment, messieurs? ce qu’il a été possible de dire Vannée dernière, il est impossible de le dire aujourd’hui?
A gauche . Oui! oui !
3i. e*i> ui*istue, Les accusations qu’on a pu repousser au milieu de la chambre tranquille, il sera impossible aujourd’hui de les repousser avec toute la mesure possible?
Se tournant vers la gauche. En vérité, je lç répète, j’admire les progrès que vous faites faire ici à la liberté*
ji, LEiMit-miLLiii. On s’indigne (le voire persistance* (Gris : àï’ordre! au centre* — Exclamations aux extrémités*)
m. le xiiakstue. Messieurs, on peut épuiser mes forces, mais j’ai F honneur de vous assurer qu'on n’épuisera pas mon courage 1 (Très-bien I très-bien î)
Je suis allé** (Interruption*)
y*, le PBKSiDEXi, Je ne puis pas comprendre, apres de telles accusations que celles qui lui ont été adressées et que vous avez entendues en silence, vous ne veuillez pas écouter la parole de M* le ministre*
(Le silence se rétablit*)
n. LE UIII§TnE MIL» 4FFIIRES ETRlUOÈlIES*
Croyez-vous , messieurs, que si Louis WHI devait rentrer en France, croyez-vous que ce fût une chose indifférente qu’il y rentrât sous le drapeau de la charte ou sous le drapeau de la contre-révolution ? (Violente interruption à gauche*)
Voix à gauche. Il est rentré sous le drapeau de Fé t ranger.
yt. de Li roçiiejaqi:elei*'. La différence entre nous, c'est que vous aviez trois cent mille étrangers* (Bruit*)
vi* le xi ■ aintiie, Ou je viendrai à bout de dire ici toute ma pensée , ou il sera constaté , évident pour la chambre , pour le pays, que les violences de cette portion de rassemblée. ( Vive approbation an centre* — Interpellations diverses à gauche* )
m* onirov niuBOT» Écoutons de jusqu’au bout* ( Parlez ! parlez ! )
xi* le umüfBE. Profondément convaincu alors que, dans l’issue qu’il était possible de prévoir â la grande lutte engagée , profondément convaincu que , dans l’hypothèse d’une chance qu’il fallait bien considérer comme possible , puisque enfin c’est celte chance qui s’est réalisée.* , , * (Nouvelles interruptions à gauche.)
xi. cnAADOLi. b* Tous les traîtres peuvent en dire autant*