cordes en 1906, ce qui fait une au
le n'ai pas les chiffres faisant voir
vous dire, il sera peut-être intéressant
lu bois à pul
vous donner sont
Je Vais
assez corrects et
qu'ils sont
11011 le Prix du bois d pulpe sur le marche de Québec
la corde et le bois
1907, les prix ont oscillé considérablement dans un
vendait de $S6.50 à
cordes de bois mentation de 369,655
les quantités importées en 1907,
dit que le total atteindra plus de 1,000,000 de cordes si cette exagérée, pour ce qui regarde les importations de 1907, elle ne ne le sera certainement pas pour celles de 1908 Il n'v a pas lieu de s'étonner si, en face de pa eille demande et de pareils prix pour le bois à pulpe, l'on perde le souci de 1 pour sacrifier nos fo rêts au veau d'or du présent emarques que je me propose de faire ne seront pas l'éloge ieres disparues, lequel po l erait peut être pas h rs de propos ici, non plus qu'un adieu éternel à la richesse de nos forêts d'épinette: ce que J'ai en vue, c'est de suggcret cette assemblée le moyen d'assuret 1 moins dans la province de Québe ération présente des défricheurs ainsi qu'à leurs descendants, un approvisionnement constant et perpétuel de bois pour édifier et réparer leurs bâtiments ainsi que pour se chauffer vbrnittié + MAR Pt
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Ce que j'ai l'intention de suggérer fera peut-etre à quelque s-uns de ceux
qui 1 )ecoutent l'effet dune imvttation a mettre l'écurie sous cle Î apres que le cheval en a ete sorti pat les voleurs \fais ce n’est pas cela Il est vrai que dans la province de Québec il v a des millions d'acres de terres qui sont détenus en franc-alleu ou en vertu de lettres patentes et qui ne sont sujettes à aucune restriction quelconque quant ad la maniere de dis! oset du bois dont ces
terres sont recouvertes: mais, d'un autre côté, il reste dans le domaine public des millions d'acres de terres qui seront plus tard livrées à la colonisation et
t à ces terres que s'appliquent les suggestions que je vais faire.
Laissez-moi vous exposer un système inauguré par mon père pour conserver en “ forêt perpétuelle ” une certaine partie de son domaine. Ce systeme, en opération depuis trente ans, a parfaitement réussi. Quand le succès a ainsi couronné les efforts d'un particulier, je ne vois guère pourquoi notre administration provinciale, si elle voulait franchement adopter ce système,
ne réussirait pas pour le moins aussi bien.
Durant les trente dernières années, mon père a vendu beaucoup de terres à bois situées dans sa seigneurie de Lotbinière. Ces ventes se divisent en deux catégories — celles des “ terres a bois,” en petits lots de 13 à 20 acres chacun, pour procurer à l'acheteur son bois de chauffage et de construction, et
celles des terres à culture, mais avec une réserve de bois.
J'attire maintenant votre attention sur les clauses qui, dans ces contrats, sont destinées à assurer la protection du bois,
Tous les contrats portant concessions de terres à bois, vendues pour procurer à l'acquéreur et à ses descendants son bois de chauffage et de construc-
tion, contiennent la clause suivante:
“ Il est de plus convenu entre les parties que le dit lot n'est vendu qu'à la condition expresse qu'il ne sera pas mis en culture, qu'il n'y sera brülé ni bois ni branches, que le lot sera conservé comme terre à bois par l'acquéreur, ses hoirs et ayants cause et qu'ils ne pourront vendre aucun bois en provenant, sous peine de payer au vendeur, ses hoirs ou ayants cause, la somme de
Les actes portant concessions de teri
suivante, pour assurer une réserve de boi
Permission est accordée de défricher et cultiver le dit lot Jusqu'à certai-
ne limite, mais avec la restriction “ que le reste du lot maintenant vendu ne
sera pas mis en Culture, qu'il n'y sera brülé ni bois ni branches, que la susdite
partie du lot sera conservée comme terre à bois par l'acquéreur, ses hoirs et ayants cause pour leur usage et qu'ils ne pourront vendre aucun bois en pro venant sous peine de payer au vendeur, ses hoirs et ayants cause, la somme
de S100.'
Dans l'un et l’autre cas, les contrats déclarent en sus que les stipulations que je viens de citer n'ont pas seulement pour but de protéger le vendeur con-
tre le feu qui pourrait venir des terres avoisinantes, mais aussi de protéger l'acquéreur contre pareil danger. Le contrat (et cette formule remonte à 30 ans) mentionne aussi le fait, dans le cas d'un “ lot à bois , que la vente est faite pour procurer à l'acquéreur le bois de chauffage et de construction
qu'il ne peut plus se procurer ailleurs, dans le voisinage de sa demeure
Pour les terres à culture, la réserve de bois est invariablement faite à
l'un ou l'autre bout du lot, de manière à cc que tous ces bois de réserve soient contigus. Il n'est pas permis à l'acquéreur de choisir lui-même l'endroit où devra être la réservé \utrement, l'acheteur choisirait invariablement D
cette réserve la plus mauvaise partie de sa terre ou celle où il v a le moins de
à BOIS
Ainsi que je l'ai déjà dit, ce système inauguré par mon père et qui compte plus de trente ans de pratique, a parfaitement réussi. Les terres vendues
comme “ lots à bois ” sont aujourd'hui couvertes d'u
ne forte végétation fores-
tière et sur les terrains concédés pour les fins de culture, les a: quéreurs se sont conformés aux stipulations de leurs contrats: ils ont presque invariablement
observé la clause relative à la réserve du bois
Sur un lot de 100 acres, une réserve de 20 acres, par exemple, comme
réserve perpétuelle de bois, avec les restrictions je viens de mentionner,
serait amplement suffisante pour fournir à l'acquéreur et à ses hoirs un approvisionnement inépuisable de bois de chauffage et de construction. A part
cela chaque nouveau canton, au lieu de devenir e peu de temps un terrain
rre à Culture contiennent la clause
re r De: 09 + 1o8 pee per pegegre et pompe ven 2 ax + rapmergeS
dénué d'arbres, un désert au sol rôti par le soleil, tels que sont aujourd'hui la plupart de nos vieux établissements, resterait amplement couvert de bois Non seulement cette forêt procurerait au défricheur le bois de chauffage et de construction dont il a besoin, mais encore elle aiderait puissamment à maintenir les pouvoirs hydrauliques dont la Providence à si généreu sement doté notre provincs L'avenir des industries dont le succès dépend d'une force motrice peu coûteuse, serait assuré, l'agriculteur retirerait des bénéfices énormes, le défricheur n'aurait pas à appréhender une famine de bois, et de l'adoption de la politique dont je viens de donner une briève es-
quisse, il ne pourrait résulter que du bien
J'espère que ces suggestions trouveront des adeptes parmi ceux qui m'entendent et je désire ardemment que cette association, avec la sagesse qui la distingue, avise aux mesures à prendre pour attirer l'attention des différentes administrations provinciales sur la réforme que je me suis efforcé de préco niser. L'adoption de cette politique ne saurait faire du tort au pays, elle ne
pourrait produire que de bons résultats