‹ Discours sur l'action de Marie dans la Société prononcé devant l'Union catholique de St. Hyacinthe le 8 décembre 1872 [microforme]Chapitre 17 sur 23 · MED · texte numérisé non relu

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Par cet CXpOse, NOUS VOYONS Jusqu'où Dieu a porté son amour pour Marie. Qu'elle révélation de sa bonté infinie, dans ces faveurs immenses accordées à une créature. et par elle à tous les hommes, puisque celle, qui est élevée à un tel degré de gloire et de puissance, est en même temps douée d'un amour maternel à notre égard de la plus ardente intensité. qui doit la porter à nser ile tout son pouvoir en notre faveur ?

Eh bien, quoique tout dans la doctrine que je vieus d'exprimer, soit coordonné parfaitement, et offre par cela même une preuve intrinsèque de sa vérité, cependant cette élévation d’une créature à une dignité presque divine, selon l'expression d'un saint docteur, reste un mystere tel qu'il est l'epoussé avec une vive répugnance par tous les hérétiques et les incrédules. Xe fullait-il pas que Dieu donnät une démonstration sensible de sa réulité ?

Quand le Christ parut sur la terre, il prouva sa divinité par des miracles. “Mes œuvres. disait-il, rendent témoignage dé moi.” Le miracie, c’est le seul moyen que Dieu ait à sa disposition pour se manifester aux hommes. icjeter le miracle, c’est absolument refuser à Dieu d'intervenir, pour faire connaître sa volonté, dans le monde dont il est l'auteur,

On voit maintenant où je voulais en venir. Pour attester ]a dignité et le pouvoir qu'il a donné à Marie, le Seigneur l'investit de sa puissance miraculeuse. Elle affirme ce qu'elle est par ce

qu'elle fait. Cette multitude de prodiges de toute espèce, guéri. sons soudaines, délivrance do périls éminents, secours reçus par des voies merveilleuses, conversions quelques fois opérées instantanément comme celle de M. Ratisbone, qui a été si célèbre; tous ces faits surnaturels, auxquels l'impiété n'a à opposer que la stupidité d'une dénégation impuissante à donner la moindre preuve propre à atténuer la certitude de leur réalité; tout cela c’est la déclaration authentique que Dieu fuit à la terre de la dignité à laquelle il a élevé Marie, et de la volonté qu'il a de la voir honorée du culte que lui décerne son Eglise.

L'incrédulité domine en nowre siècle dans une grande partie de la société; voilà pourquoi les prodiges attestant la puissance et la bonté de la Vierge, Mère de Dieu et des hommes, se sont si multipliés de nos jours. Sans parler d’autres theâtres de l'action merveilleuse de Marie, la France a trois sanctuaires dans lesquels depuis trente ans se sont succédées une suite de merveilles, qui entretiennent la foi aux grandeurs de celle dont un Dieu a fait sa mère, je veux dire N.-D. des Victoire, la Salette et Lourdes.

Mais il faut expliquer l'intervention de Marie, non seulement en faveur des fidèles pris individuellement, mais aussi à l'égard des nations, des sociétés.

Dieu qui a créé l'homme a aussi formé les nations. Il a constitué, dit le texte sacré, les termes de chaque peuple (Deut. 32, 8). Il veut que son autorité à leur égard soit reconnue: il aftirme que c’est par lui que les rois règnent, et que c’est lui qui donne le pouvoir de faire des lois (Prov. 8). Il a montré par assez d'interventions extraordinaires de sa Providence, et dans notre siècle plus qu’en aucun âge peut-être, que c'est lui qui fait et défait les empires terrestres. Ce pouvoir, il l’a communiqué au Christ qui est le Roi des hommes, même dans l’ordre temporel, selon ces paroles du Psalmiste: “Je te donnerai toutes les nations en héritage ; tu briseras les rois de la terre comme le vase fragile du potier.” Ps. 2.

Eh bien, par l’analogie qui se tire des diverses prérogatives que Dieu a accordées à Marie, nous devons la croire appelée à

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