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exercer aussi son domaine sur Îles nations. Quel est le nom que l'on donne à Dieu pour reconnaitre sa souveraineté sur le monde ? C'est le nom de Seigneur, Dominus. Cette domination, nous la reconnaissons en Marie par le titre que nous lui donnons—Notrc- Dame; Domina.
Dieu veut attester ce pouvoir de Marie, cette autorité qu'elle a sur les nations, par les victoires qu'elle fait remporter, par les merveilles diverses qu'elle a opérées en faveur des peuples qui ont imploré son assistance ; et il déclare par là même qu'il veut qu'elle reçoive un culte national, expression de la foi à son titre de Reine et de Souveraine, même dans la société terrestre.
L'événement de Lourdes est la glorification de Marie dans Ia prérogative que l'Eglise lui a solennellement reconnue, en la proclamant conçue sans péché. Elle s'est nommée elle-même l’Immaculée Conception. Il y à ici quelques considérations à faire qui feront comprendre la raison providentielle du culte rendu en ces jours à Marie Immaculée, Au dogme de la Conception sans tache de la Vierge Sainte se rapportent tous les mystères du christianisme. En effet, ce dogme exprime la foi au péché originel dont Marie à été préservée, la chute et la dégradation de l’homme à laquelle seule elle a été sonstraite, la nécessité d'un rédempteur qui purifie les àmes, et les rende dignes de leur destinée primitive qui est l'union éternelle avec Dieu; et la divinité du Christ qui n'a voulu avoir une mère si parfaitement pure qu'à raison de sa sainteté infinie. Ainsi Ia croyance à l'Immaculée Conception, professée si solennellement par l'immense société catholique, est la protestation lu plus énergique contre le naturalisme et le rationalisme. Quelle gloire pour Marie de voir ainsi rattachée à elle l'affirmation des dogmes les plus sublimes de la révélation, et la condamnation des erreurs dominantes en ce siècle ? On sent combien l'invocation qu'on Jui adresse, comme à la Vierge Immaculée, est chère à son
cœur, et doit la porter à mettre au service de ceux qui lui rendent cet hommage la puissance souveraine dont elle dispose !
Quel sujet d'admiration à l'égard de la sagesse et de la bonté divine, qui maintient la foi de l'esprit aux plus hauts mystères de la religion, en attachant le cœur au culte plein d'amour et de confiance d'une mère commune à Dieu et aux hommes, plus belle que la beauté, plus gracieuse que la grâce, selon l'expression de l'Eglise, et dont la destinée merveilleuse a un charme qui ravit toutes les facultés de l'âme !
Oh! ce serait une magnifique et attrayante etude, qui completerait celle que je fais maintenant avec vous, que celle qui rechercherait comment et pourquoi le culte de Marie a conservé et étendu le domaine de la foi catholique dans le monde, et qui exuminerait l'influence de ce culte sur la moralité, l'élévation des idées ct des sentiments, fu civilisation tout entière de la société chrétienne! Qui pourrait dire tout ce que la croyance aux grandeurs et à la bonté de Marie à donné de sainte exaltation aux mes, & apporté de consolation aux cœurs afiligés, a fourni de hautes et gracieuses inspirations à la poésie et à l'art, a produit d'actes de vertus, de charité surtout, a répandu de parfums de purete sur les mœurs, à causé de félicité aux hommes ? Tout ce que le christianisme 4 produit de bien à passé par les mains de Marie: le monde moderne lui doit la délivrance des monstruosités payennes. Du culte de Vénus à celui de Marie, quel immense revolution sociale !
C'est surtout à l'egard de la femme que, par celle qui est bénie entre toutes les femmes, le christianisme a opéré le changement dont l'effet est à lui seul une preuve de son institution divine. Quelle n'était pas la dégradation et la servitude de la femme au temps du Paganisme ? Quelle dignité elle possède, quelle influence salutaire elle exerce dans Ta société chrétienne ! Vierge,
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