‹ Discours sur l'action de Marie dans la Société prononcé devant l'Union catholique de St. Hyacinthe le 8 décembre 1872 [microforme]Chapitre 20 sur 23 · PRIE EN EPA EE · texte numérisé non relu

PRIE EN EPA EE

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cpouso, more, la femme voit dans Marie le modele de toutes les vertus des divers états où elle peut se trouver. Et elle en offre une lnage vivante en elle-méme, par sa modestie qui fait son honneur et maintient la pureté dans les mœurs sociales, par son dévouement et sai soumission à son époux, par son affection si pleine de sollicitude pour ses enfants, par cette génerosité et cette compassion de son cœur, qui lui fait partout apporter ellemême, où implorer des autres l'indulgence, le secours, la consolation à tous ceux en qui elle voit une infortune, On sent que Îles qualités qui lui attirent l'estime et l'amour, et les fonctions qu'elle remplit dans la famille, viennent de celui qui a fuit la destinée de Marie à la ressemblance de laquelle elle a été formée dans les desseins de la Providence. Il y a encoro dans cette analogie, pour l'intelligence qui sait réfléchir, une manifestation de la Saesse divine, offrant une preuve de plus en faveur de la foi catholique qui charme les espritset les cœurs par sa doctrine sur la Vierce, Mère de Dieu et des hommes.

Eh bien ! quand les peuples croient à la grandeur, à la puis sance, à la bonté de Marie, il ne faut pas S'étonner de la confiance qu'ils reposent en eile, des hommages dont ils l'honorent, des supplications par lesquelles ils implorent son secours. # Au moyen-ige, a dit Montalembert, pleine d'une intelligente confiance en celle qui était de sa part l'objet d'un ardent amour, la chrétienté s'en remettait à elle de toutes ses peines et de tous ses dangers, et se reposait dans l'espérance que Marie veillerait sans cesse pour les besoins de lu terre, dont elle est la Reine aussi bien

ane du ciel.

La confiance des ages de foi envers la Vierge sainte se reproduit en ces jours. C’est le signe du salut de lu société, a dit l'imun tel pontife qui gouverne aujourd'hui l'Eglise.

C'est dans les considérations que je viens de presenter que se trouve l'explication du phénomène religieux et social que l'histoire nous fai voir aux temps passés, et qui apparaît aujourd'hui à nos propres Veux.

Que l'on trouve,si on le peut, au problème posé par les faits ox

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traordinaires qui ont été l’objet de votre attention, une solution plus satisfaisante dans un système, qui donne une plus haute idée de Ja sagesse et de la bonté de la Providence, montre une harmonie plus marquée entre les lois du monde naturel ct celles du monde surnaturel, ;elève davantage la dignité de l’homme, ct soit plus propre à maintenir des idées favorables au bien de la société. En attendant cette solution, je tiens à celle que conformément à la doctrine catholique, je viens de présenter.

C'est la foi à l'empire de Ia mere de Dieu sur les sociétés quia amené les témoignages solennels de confiance en sa protection que j'ai rappelés, et auxquels elle a répondu par une assistance si visible et si merveilleuse. Le pélérinage qui vient d’être fait à Lourdes, et les autres démonstrations que la France a vues se faire en l'honneur de Marie obtiendront-ils Le salut de ce pays sur lequel gronde si fortement encore l'orage de la révolution ? Avec le chef de l'Eglise nous pouvons l'espérer, du moins après quelque châtiment expiatoire, mais passager, Qui en jetant les yeux sur cette terre de nos ancètres, que tant de partis déchirent, peut y voir dans la sphère purement humaine, un pronostic d'ordre, d'union et de paix ?—Pour moi, je n’en trouve point l’autre que la bienveillance de Marie, exprimée surtout par son apparition à Lourdes. Les prières qu'on lui a adressées me paraissent avoir plus d'importance pour les destinées de cette nation que les débats de ses assemblées, et le personnage le plus influent sur le sort futur de la France est peut-être Bernadette, Ia favorite de la Reine du ciel, la priant dans son humble retraite de réaliser Les espérances qu'elle à fait naître pour le salut de sa patrie.

Et notre pays, à nous-mémes, a-t-1l à réclamer pour son avenir l'intervention de Marie en sa faveur ? Oui, je ne dis pas, pour: qu'il recouvre, mais pour qu'il conserve sa foi, principe de la paix dont il a joui, de la gloire morale qu'il possède.

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