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cause, se montrant en cela, comme en tout le reste, animée de {a Sagesse divine, dont il est dit qu’elle attint à sa fin avec force, en disposant tout avec suavité, Aéfinqit ad jinem fortiter, et disponit omnia suaviter. Sap. VITE E.
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Ces idées catholiques, que je crois dominer dans notre pays, ne datent pas d'hier. Il y a plus de 40 ans que j enseigne dans l'institution à laquelle j'ai consacré ma vie, Dès les premières années de mon enseignement, j'ai eu pour collègue ce professeur si éminent dont vous et moi déplorons si vivement la perte. J'ai ici des auditeurs de nos leçons à tous deux qui ont depuis Jon temps quitté les bancs du collée. Nous avons eu l'occasion de traiter devant eux les questions du gallicanisme. et des rapports de l'Eglise avec l'Etat. Ils peuvent dire, ainsi que tous les anciens élèves de notre institution, si nous avons apporté à ces questions une solution différente de celle que tout catholique doit leur donner aujourd'hui. Cet enscignement à franchi les portes de notre maison. Depuis plus de 30 ans, ct sur les journaux, et dans des brochures, et dans les dissertations publiques de nos séances littéraires, nous avons ou l'occasion de parler de ces mémes matières, ce qui à rendu notre enscignement public en quelque sorte: et il a toujours été tel qu’il est donné aujourd'hui. Eh bion! il n'a rencontré de contradiction d'aucune maison d' ducation, d'aucun membre du clergé, d'aucun Journal reconnu comme catholique. Nous n'avons donc pas à réclamer la triste gloire d’une orthodoxie exclusive. Aussi je crois pouvoir lafhr mer: même avant les récentes décisions dogmatiques, les doc. trines opposées au gallicanisme, et à l'autorité de l'Etat «ur l'E. glise étaient généralement adoptées dans notre pays.
Et je le répète : il n’est aujourd'hui personne qui les combatte. Il est possible que dans les discussions qui ont eu lien dans lea journaux sur ces matières, il se sit glissé quelque proposition erronée, faute d'études théologiques suffisantes, mais ceux qui les auraient émises, s’il s’en trouve réellement, n'auraient Jamais voulu soutenir sciemment un enseignement repoussé par l'Eolise,
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Il est bien entendu que je ne prétends pas dire qu'il n’y ait pas en ce pays certains hommes animés d’un esprit hostile à l'autorité et aux doctrine: de l'Eglise ; mais ils sont peu nombreux : on ne les compte pas parmi les catholiques, bien qu'ils en réclament quelquefois le nom. Logiquement, ils devraient se déclarer incrédules. Toutefois, telle est la force de l'opinion catholique parmi nous qu'ils n’osent la braver ; et de fait il n’y a eu aucune protestation de leur part contre les décrets du Concile du Vatican. [ls sont loin sans doute d'y adhérer ; mais ils savent qu'ils ne pourraient publiquement y refuser leur soumission, sans mettre sur leurs fronts le titre honteux d’apostats ; et l’on conçoit qu'il leur en coûte de s’infliger à eux-mêmes cette ignominie.
Ne tenant pas compte de ceux dont je viens de parler, je crois pouvoir dire, à l'honneur de notre nom, que f'orthodoxie est générale parmi nous.
L'Eglise voit ici les intelligences soumise à ses doctrines ; les hommes placés au premier rang de notre ordre social s'inclinent devant son autorité. Eh bien, il y a là pour notre pays une gloire que nous devons en toute circonstance revend'quer pour lui ; il n’en est pas de plus belle dont il puisse étre honoré. C'est un acte de patriotisme de le défendre contre toute attaque qui tendrait à affaiblir la pureté de sa renommée sous ce rapport, et c'est un acte d'amour pour l'Eglise de la montrer, elle qui est si affigée ailleurs, régnant ici avec un empire non contesté, Ji nous pouvons dire à notre bien-aimé Pontife PieIX: Notre pays, qu. à offert le sang d’un si grand nombre de ses enfants pour la défense de votre pouvoir temporel, rend l'hommage d’une soumission générale des esprits et des cœurs à votre autorité spirituelle.
Cet honneur religieux qui s'attache à notre nom national, faisons tous nos efforts pour le conserver. Avec l'intégrité de nôtre foi, nous maintiendrons la moralité, la tranquillité, le bonheur que notre société a possédés jusqu’à ces jours. Le culte de
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Marie, d'après les considérations que j'ai exposées, à sa part, comme cause, dans cette félicité dont nous avons joui. Q r'il soit de plus en plus florissant parmi nous, et une plus grande pros »4rité, mème dans l’ordre matériel, devra être l'objet de nos espéances. Qu'il se manifeste non-seulement par les pratiques de la dévotion individuelle, mais par des hommages publics et solennels, rendus en certaines circonstances, à la Reine du ciel et de la terre. Que le patronage de Marie soit invoqué par les diverses societés, faites dans un but, je ne dis pas exclusivement religieux, mais honnête et utile, suivant l'exemple que nous donne cette association de l’Union Catholique qui s'est placée sous la protection de Marie Immaculée. Ces diverses démonstrations de la foi en la puissance et en la bienveillance de la Mère de Dieu nous obtiendront de sa part pour notre bonheur comme nation, cette intervention si salutaire qu’elle à fait apparaitre eu faveur d'autres peuples. Une étude approfondie des destinées de Marie e! de son action sur la société, chez les hommes à qui leur éducation permettrait de s’y livrer, donnerait une impulsion plus forte à la gloritication et à l’invocation dont elle est déjà l’objet dans notre pays : c'est dans ce but que j'ai offert à votre attention le sujet que je traite.
Il faut savoir unir habituellement le surnaturel an naturel. Ces deux ordres ne sont pas séparés l’un de l’autre dans les des. seins de Dieu; les lois auxquelles le monde d'ici-bas est soumis viennent d'en haut. L'homme a besoin de chercher ailleurs que dans le sphère terrestre la solution des grands problèmes qui se présentent à sou intelligence, son cœur a des désirs dont la satis. faction ne peut être complète dans les jouissances limitées que ce monde sensible peut lui offrir; ses misères demandent une con. solation ct un soulagement que la compassion et Ia puissance humaine ne peuvent toujours lui donner; et à chaque instant. dans tout ordre de chose, il trouve à la réalisation de sa volonté un obstacle qui le convainc de son impuissance, et lui montre la nécessité d’un secours emprunté à une force plus grande que
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toute celle dont il demanderait l'assistance sur la terre. Et la société, comme l'homme pris isolement, a aussi ses angoisses, ses périls, ses perplexités, ses désastres auxquels ne remédient cfficacement ni les combinaisons politiques, ni la force des armées.
C'est parceque à prévalu, dans ce dernier äge, l'idée de la separation de l'ordre surnaturel de l'ordre naturel, de la complète indépendance du mouvement social de l'influence religieuse, que de si grandes catrastrophes signalent l'histoire contemporaine. Les peuples qui ne regardent pas au Ciel l'étoile qui doit les conduire, font fausse route, et se brisent sur de terribles écuils. Là où la religion n'exercc pas son empire, la civilisation ne progrosse plus: elle cède la place à la révolution qui bouleverse tout. L'incrédulité amène le règne de a terreur, c'est-à-dire le sang et les ruines,
La France a vu à l'œuvre, dans le pillage l'incendie et ie meur:tre, ceux à qui les idées surnaturelles sont étrangères ; et voilà pourquoi aujourd'hui une partie de sa population lève les yeux au ciel et vers Marie pour se soustraire à ses fléaux. C'est la leçon que nous donne cet exemple que j'ai voulu rappeler. Mais plus heureux que ceux qui habitent le pays de nos pères, ce que nous avons à demander, nous, c'est la conservation de la foi si vive en notre société, qui nous préservera des malheurs de la France et des autres pays qui, sous l'empire des doctrines anticatholiques, ne connaissent plus que les injustices, ies violences, et la crainte continuelle d'épouvantables désastres. Nous devrons ce bonheur dans l'avenir comme nous l'avons dû dans le passé, à celle qui est l'objet d'un culte si général dans notre peuple.
Cet entretien vous dirai-je en terminant, à ressemble à un sermon par la nature de son sujet. Cependant, vous le voyez, ce
1 n . de 4: . 1 DE El éternelle, souhait final de tout prédicateur, mais une grande féli-
quien a été le but n'est pas, immédiatement du moins, la vie
cité temporelle à acquérir toutefois, par un moyen de l'ordre religieux. Etje vois à l'attention bicnveillante avec laquelle vous avez écouté mes paroles, que je n'avais pas compté en vain, en traitant cette matière, sur la foi ct l'intelligence de ceux auxquels j'ai eu l'honcur de m'adresser.
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