‹ Discours sur l'action de Marie dans la Société prononcé devant l'Union catholique de St. Hyacinthe le 8 décembre 1872 [microforme]Chapitre 4 sur 23 · JOS-EUGÈNE CGUIGUES, ÉVÊQUE D'OTTAWA · texte numérisé non relu

JOS-EUGÈNE CGUIGUES, ÉVÊQUE D'OTTAWA

Lettre de Myr. l'Evéque de Rimouski,

Eveché de St, Germain de Rimouski,

Fete de la Chaire de St, Pierre, à Rome, 1878. Monsieur le Supérieur,

Vous avez bien voulu me présenter un exemplaire de votre lecture sur L'action de Marie dans la société”; je vous en remercie. C'est avec un vif plaisir que je l'ai parcourue. Combien de pareils entretiens ne sont-ils pas propres à intéresser, à instruire et à édifier notre chère jeunesse.

Quant aux quelques pages qui terminent cette lecture, vous y avez, selon moi, rendu justice à lesprit de foi sincère et inébranfable qui anime, en général, notre population. Que nous sommes

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heureux de voir les tideles que nous dirigeons dans ces sentiments d'humble soumission à la doctrine et à toutes les décisions de l'Eglise ! C’est une gloire pour notre pays que bien d'autres condrées nous envient.

Oui, Monsieur le Supérieur, le peuple canadien, formé par un clergé si dévoué, si attaché au St. Siége, s'est toujours montré plein de docilité à la première expression des enseignements on des volontés du Souverain Pontife. Les classes élevées de notre société, à quelques malheureuses exceptions près, méritent certainement les mémes éloges ; et si, dans les professions libérales, il se rencontre quelques personnes imbues de principes erronés sur les droits de l'Eglise, ces erreurs sont dues le plus souvent, je crois, aux auteurs peu sûrs où ces personnes ont acquis forccment leurs connaissances; mais ces faux principes tendent à disparaitre de jour en jour, grâce à la plus grande facilité de puiser aujourd'hui à des sources bien pures.

Nos hommes d'état en particulier, c'est une justice à leur rendre, sont des micux disposés à accueillie Jes demandes ou les réclamations de l'Épiscopat avec nne déférence et une bienveillance qui ne se manifestent plus guère ailleurs. L'on peut dire que leur concours nous est assuré en toute circonstance, bien entendu dans les limites du possible: car nous ne devons jamais perdre de vue, comme vous en faites la remarque si à propos, Monsieur le Supérieur, dans quelle position toute spéciale, quelquefois délicate et diflicile, nous nous trouvons en Canada. PIût uu ciel que nos ministres catholiques n'eüssent dans 1e pays entier, que des imitateurs de leur confiance dans Ja sagesse, le zèle et la prudence des pasteurs à qui est confié le gouvernement des diocèses canadiens !

Quant aux journaux et autres publications périodiques, il me semble, autant que je puis le savoir, que vous avez raison de reconnaitre un bon esprit chez la plupart des écrivains, S'il leur arrive de se tromper de temps à autre, c'est à leur insu et avec la disposition sincère de se rétracter aussitôt que le véritable enseignement de l'Eglise leur scra exposé.

Voilà, Monsieur le Supérieur, à mon avis, l'état actuel de la religion parmi nous, et je no puis que vous féliciter, à la suite de votre digne Evèque, d'avoir eu le courage de la proclamer hautement, Vous vous êtes exposé par là sans doute à recevoir votre part d'insultes; mais espérons que de meilleurs jours luiront bientôt pour notre chère Eglise du Canada, naguère encore si unie ot si paisible. Alors justice sera rendue à ses meilleurs amis, à ses véritables défenseurs,

Agréez, Monsieur le Supérieur, cette expression do mes convictions (que je crois partagées par tous nos hommes réfléchis et modérés,) comme un témoignage de ma confiance ct de mon respect.

JEAN, EVÊQUE DE Sr. GERMAIN DE Rimouski.

Lettre de M. le Grand- Vicaire Cazeau, alors Administrateur de

l'Archidiocise de Québec.

Québec, 20 Janvier 1873, Monsieur le Supérieur,

Je viens de lire votre magnifique discours sur l’action de Marie dans la société,” et je me häte de vous remercier d'avoi,. bien voulu m'en faire hommage.

J'ai parcouru avec le plus vif intérèt ces pages où vous mettez si bien en lumière l'action providientielle de la Ste. Vierge dans notre pays comme dans ceux de l'Europe. La dévotion envers l'auguste Mère de Dieu, implantée sur notre sol par les premiers colons, n’a pas pew contribué à y conserver la foi catholique. Espérons que la France qui l'avait léguée à nos ancêtres se relèvera de ses ruines sous sa douce influence qu’elle ressent si vivement de nos jours, et qu'elle vérificra cette parole que vous citez de notre immortel Pie IX : “la confiance en Marie, c’est le salut de la société.” Espérons aussi que cette bonne mère, que notre digne Archevèque est allé invoquer dans son sanctuaire de Lourdes, usera de tout son pouvoir pour ramener la paix dans l'Eglise du Canada, où elle compte tant de serviteurs ct de servantes dévoués à son culte.

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