‹ Discours sur l'action de Marie dans la Société prononcé devant l'Union catholique de St. Hyacinthe le 8 décembre 1872 [microforme]Chapitre 5 sur 23 · PR · texte numérisé non relu

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J'ai beaucoup admiré les pages par lesquelles vous terminez votre discours, et j'adhère de toute mon âme à l'idée si juste dont elles sont empreintes. Je n'ai jamais pu comprendre le but de cette guerre opiniätre qu'on n'a cessé do faire dans ces derniers temps, à des hommes animés du plus grand respect pour l'autorité de l'Église, qui se déclarent prèts à seconder ses vues, el qui n'attendent qu'un mot de leurs supérieurs ecclésiastiqués pour leur préter leur appui, dans la mesure de leur force, J'ai donc été heureux, comme prêtre et comme canadien, de voir un homme de votre caractère et de votre position, rendre à mes comnatriotes, un hommage que je crois justement mérité,

J'espère que votre voix, Monsieur le Supérieur, contribuera à faire disparaitre des luttes qui n'ont aucune raison d'être parmi nous, ot qu'elle mettra fin à ces accusations gratuites de gallicanisme et de libéralisme jetées à la face des hommes les plus respectables et les mieux intentionnés, à la face même de nos plus vénérables institutions, Conçoit-on qu'on ose accuser de gallicanisme notre Université Laval qui n'a voulu ouvrir sa faculté de théologie, qu'après avoir envoyé à Rome cinq de ses professeurs, pour y étudier la saine doctrine à sa source la plus pure,

Par votre Cloquent appel à la justice, à la modération, à la vérité ct à la prudence, vous rendez un véritable service à la religion et vous faites en même temps, acte de bon citoyen; car le pays aurait tout à perdre et rien à gagner, si ce système de dénigrement devait continuer. Le clergé, de tout temps si uni, et par conséquent si fort pour le bien, ne tarderait pas à voir s'affauiblir, sinon se détruire tout-i-fait, cette influence salutaire qui, à toutes les époques, lui à permis de rendre tant de services à la religion et au pays !

Agréez, Monsieur le Supérieur, avec mes plus sincères remerciements, l'assurance de tous mes sentiments de vicille amitié,

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