Discours sur l'amour de la vérité [microforme]
J'éprouve une vive jouissance en ce moment à me trouver en présence de jeunes gens distingués par des mérites divers, réunis en association dans le but de perfectionner leurs facultés intellectuelles et mors les, ot de devenir par là-même des membres plu utiles à la société. Ils savent que l'union fait Île force, et dans celle qu’ils ont formée entre eux, ils on$ espéré trüavet: par.}g communication des idées de leur espritetdés sentimentayie Iduricœnrdes lumières qui les éclairent, des secours qui les soutiennent, des exemples qui les édifient mutuellement. | … Je vous félicite, Messieurs, isvant cétte assemblée d'élite dont ls présence encourago votre œuvre, et dont l'attention honore ma parole, je vous félicite de l'esprit qui a inspiré votre association. If fait honneur dla heuteur de vos vues st à votre dévouement au
. Et dans cette solennité de l'Eglise, que vous avez voulu être pour vous une fête spéciale, où vous intéresseriez le ciel en votre faveur, je né puis que me
réjouir vivement du caractère religieux, qu'en véritables canadiens, vous avez imprimé à votre union, caractère que vous avez proclamé être de son essence, en lui donnant le titre de catholique, Sachant à quels périls est exposée la jeunesse, qui de soi peut. devoir si facilement la proie des illusions qui trome pent l'esprit et des séductions qui corrompent le co, ous avez hardiment et noblement demandé à l'autorité ecclésiastique une direction qui mit vos travaux à l'abri de l'erreur, et maintint votre conduite dans la voie du devoir moral, hors de laquelle s'égarent ceux qui n'ont pas la religion pour guide,
Par cette oxpression publique de votre foi, vous avez protesté solennellement contre la tendance tout opposée qui distingue d'autres sociétés, Il est des associations ténébreuses et secrètes que l'esprit du mal inspire et dirige. Elles viennent d’être condamnées de nouveau par le Vicaire du Dieu qui a apporté sur la terre la vérité et la charité, O'est avec raison que l’anathôme de l'Eglise est tombée sur elles: car elles ne sont organisées que pour détruire l'empire area dr terre, eh jt at sociale, et laisser parlè-même:auy wsperverses une liberté sas ‘frem. : ‘Hilos: oÂt eh Vous but, le mensonge pour moyen, le secret pour sauvegarde,
Mais vous, c’est la cause du bien que vous voules servir. Mieux connaître vos devoirs par le dévelop. pement de votre intelligence: avoir plus de force pour les remplir par l'exemple et l’encouragement mutuel; vous préparer à vous dévouer avec une efficacité plus grande aux intérêts de la soci6té, voilà
‘votre but. Et ce but, vous voulez l'atteindre par la vérité que vous cherchez dans vos études, dans vos entretiens, et dans la direction à laquelle vous vous êtes soumis. |
Bt vous ne voulez rien couvrir du voile du secret ; vous n'avez rien à cacher, car tont est honorable dans le butet dansle moyen; voilà pourquoi votre œuvre s'est organisée et se développe au grand jour de la publicité. Vous montrez par là la force de votre conviction, la franchise de vos pensées et votre espérance dans le succès, Aussi tout dans vos procédés porte-t-il l'empreinte de ce sentiment sacré: l'honneur.
Je suis honoré moi-même, d'être appelé à faire entendre ma voix dans une réunion que distingue un si noble caractère. Je me suis rendu avec empressement à l'invitation qui m'en a ét6 faite. Je devais accepter cet hommage offert à l'institution que je dirige, par les membres de cette société qui sont en grande partie ses élèves. L'intérêt que vous nous avez inspiré, dirai-je à ceux-ci, ne rs borne pas aux années rapides que vous avez passées auprès de nous; il s'est attaché indissolublement à vous pour vous cuivre dans votre carrière future; nes vœux appelaient constamment pour vous le bonheur dans la pratique du devoir, et il nous est doux aujourd'hui de saisir une occasion de montrer la sincérité de nos souhaits par un aide qui tende, selon la mesure de nos humbles forces, à les réaliser.
D'ailleurs, prêtres, consacrés par état aux intérêts épirituels, ne devons-nous pas montrer toute notre sympathie pour une œuvre qui tend à servir la religion et qui lui demande son appui? Et cette œuvre elle s’accomplit dans cette paroisse de St. Hyacinthe qui dois nous être si ehère à raison du fondateur de notre institution qui en a ét6 le pasteur si dévoué: dans cette ville dont los citoyens sont nos amis, dont les enfants sont nos élèves et au milieu de laquelle s'écoule notre carrière terrestre et se concentre toute l'activité qu'il est de notre devoir de mettre au service de la religion et de l'éducation. Nous ne pouvons
pas no er de saluer avec l'éxpr!
vif ad et be de notre tige
xciation qui tendra à l'honneur et à la prospéri me cité par le perfectionnement flan moral de ceux qui doivent former ses citoyens d’6 et. y remplir les positions les plus influentes.
Messieurs, l'union fait la force. À cet axioz + jé viens joindre une autre maxime dont le dévelo ment sera le sujet de cet entretien : la vérité it
union, Des convictions communes qui ne peuve se trouver que la possession de le vérité ; vo LAURE rendra votre union pros A Mais votre ass0-
tion n'est qu’un moyen. e a un but que ja
jà mentionné, celui de vous rendre plus utiles tte union générale qui s appelle la société.
ch la société elle-même ne peut vivre que par. vérité. S'ilen est ainsi, il faut donc faire tous 6 orts pour connaître la vérité, la maintenir et ls fendre ; c'est la persuasion que mes paroles ont pour de produire en vos esprits et en vos cœurs.