‹ Discours Sur L'ensemble Du PositivismeChapitre 117 sur 225 · INFLUENCE FÉMININE DU POSITIVISME · texte numérisé non relu

INFLUENCE FÉMININE DU POSITIVISME

91. — La femme, élém^ent affectif de la société, doit devenir

le suprême régulateur humain^

Quelque ascendant que l'active adhésion des prolétaires doive procurer à Tinfluence sociale des philosophes, l'impulsion régénératrice exige encore un troisième élément, indiqué par la vraie théorie de la nature immaine, et confirmé par la saine appréciation hist<mqiie de la grande crise moderne.

Notre constitution morale ne se compose pas seules ment de la raison et de l'activité, que représentent respectivement les deux éléments philosophique et populaire. Elle est aussi caractérisée par le sentiment, où réside même son principe prépondérant, suivant la théorie exposée au début de ce Discours. Or, ce moteur suprême, seule base réelle de l'unité humaine, ne se trouve point représenté d'une manière assez directe ni assez complète dans l'alliance fondamentale que nous venons de caractériser entre les philosophes et les prol^ taires.

Sans doute, le sentiment social dominera l'essor décisif de chacune de ces deux puissances. Mais sa source n'y est point assez pure ni assez intime pour que son efficacité pût y suffire à sa destination, sans une inspiration plus spontanée et mieux soutenue.

La sociabilité des nouveaux philosophes aura beaucoup de consistance, en tant que liée à des convictions systématiques : mais sa propre rationalité amortirait trop

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