Le monde extérieur, expliqué par la science, forme
la base objective du positivisme.
Quoique cette construction ne puisse convenir à sa destination qu'en embrassant l'ensemble de son triple domaine, spéculatif, affectif, et actif, ses trois parties essentielles ne sauraient pourtant s'accomplir à la fois, sans que néanmoins leur inévitable succession altère aucunement leur solidarité spontanée, puisqu'elle résulte, au contraire, d'une juste appréciation de leur mutuelle dépendance. Il importe de reconnaître, en effet, que les pensées doivent être systématisées avant les sentiments, et ceux-ci avant les actes. C'est sans doute par l'instinct <;onfus de cet ordre nécessaire que les philosophes avaient jusqu'ici borné à la seule existence contemplative le domaine général de la systématisation humaine.
L'inévitable obligation de coordonner avant tout les idées ne résulte pas seulement de ce que leur liaison est