QUATRIÈME PARTIE
institué la cûinmunautéde cercueil, comme double complément extrême de la monogamie humaine. C'est en perfectionnant ainsi notre grandeur morale que la nouvelle philosophie doit toujours répondre à des préventions stupides ou à d*infâmes calomnies.
Le positivisme rend donc la théorie du mariage indépendante de toute destination physique, en représentant ce lien fondamental comme la principale source du perfectionnement moral, et, par suite, comme la base essentielle du vrai bonheur humain, tant public que privé. Cette épuration systématique a d'autant plus de prix, que, sans supposer aucune exaltation exceptionnelle, «lie résulte seulement d'une étude approfondie de l'humanité. Toute FeiBcacité personnelle et sociale du mariage serait ainsi réalisable dans une union, qui, quoique plus tendre, resterait toujours aussi chaste que le lien fraternel. Malgré que l'instinct sexuel soit ordinairement indispensable, surtout chez l'homme, à la tendresse initiale, l'affection peut se développer sans qu'il se satisfasse. Pourvu que la renonciation se trouve, des deux parts, assez motivée, elle stimule davantage l'attachement mutuel.