‹ Discours Sur L'ensemble Du PositivismeChapitre 142 sur 225 · Léducation de V enfant appartient à sa mère · texte numérisé non relu

Léducation de V enfant appartient à sa mère

Cette décision philosophique résulte du principe fondamental qui, dans Tétat normal de la société générale, .confie nécessairement Téducation au pouvoir spirituel, .que la femme représente naturellement au sein de chaque famille. Une telle règle ne choque les préjugé^ actuels que d'après la tendance révolutionnaire de Tesprit à prévaloir sur le cœur, depuis la fin du moyen âge. Les modernes ont été ainsi conduits à négliger de plus eu plus la partie morale de l'éducation, pour se préoccuper outre mesure de sa partie intellectuelle. Mais, en terminant l'état révolutionnaire par la prépondérance systématique du cœur sur l'esprit, le positivisme rend à l'éducation morale sa prééminence naturelle, comme je l'ai ci-dessus indiqué. Dès lors, les femmes, qui seraient, en effet, peu propres à diriger l'instruction actuelle, reprendront, mieux qu'au moyen âge, la présidence générale d'une éducation où la morale dominera toujours, et où, jusqu'à la puberté, les seules études suivies se réduiront à des exercices esthétiques. Nos chevaleresques ancêtres étaient, d'ordinaire, élevés ainsi sous l'ascendant féminin, et certes sans en être amollis. Si donc une telle préparation convint à des guerriers, comment ppurr|dton la craindre envers une société pacifique ? Les hommes ne sont indispensables que pour l'instruction, tant théorique que pratique. Quant à l'éducation morale, les philosophes ne devront s'en emparer, comme je l'ai indiqué, qu'à l'âge où elle devient systématique, c'est-à-dire pendant les dernières années qui précèdent la majorité. Même leur principale influence morale s'exercera sur les hommes faits pour les amener dans l'existence réelle,

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