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soit privée, soit publique, à ùtie juste application spil^ ciàle des principes inculqués à la jeunesse. Toute la tnorale spontanée, c'est-à-dire Téducation des sentiments, celle qui, au fond, affecte le plus irensemble de la vie/ doit dépendre essentiellement des hoières. Cest surtout à ce titré qu'il importe de laisser toujours* l'élevé au sein de sa famille, en supprimant les clottres scolas^ tiques, comme je l'ai proposé.

La prééminence naturelle des femmes pour cet office fondamental sera toujours respectée profondément par ies vrais philosophes. Ils n'oublieront jamais que les -êtres les plus sympathiques sont nécessairement les plus propres à développer en autrui les affections qui doivent prévaloir. Consacrant la sagesse vulgaire, la philosophie positive représentera toujours la culture du cœur comme plus importante que celle de l'esprit. Sa réalité caracténstiqué l'empêche de s'exagérer jamais l'efficacité de la systématisation, et d'en méconnaître les conditions essentielles. On ne peut vraiment systématiser, surtout -eil nïorale, que ce qui préexiste spontanément. Ainsi ^ lien ne dispense d'un essor propre et direct des divers sentiments humains, antérieur à toute di&cipline philosophique. Cet office fondamental, qui commence avec la vile, et qui dure pendant tout le cours du développement physique, appartient nécessairement aux femmes. Leur aptitude est telle, à cet égard, que, à défaut de la mère, u)ie étrangère bien choisie y conviendrait mieux, d'ordinaire, que le père lui-même, si elle pouvait assez s'incorporer à la famille. Des âmes où le sentiment domine peuvent seules en comprendre dignement l'importance. Elles seules savent réellement que la plupart •des actes humains, surtout dans le jeune âge, doivent beaucoup moins être appréciés en eux-mêmes que par les tendances qu'ils manifestent et les habitudes qu'ils ànscitent. Sous le rapport du sentiment, il n'y a pas

JISilOCR:^ SUR L ENSEMBLE

i'aKtBMB îM iiBfei e atea , Ainsi jugés, les moindres actes je V ensuit giiirrent assister le donble précepte fondanesnii ie >2ate Tèdacation positiTe, tant spontanée qne i^TKiMiiiiciipK : développer la sociabilité, et amortir la jersQummjbs. Les actions pen importantes sont même les Mit» propres à permettre d*abord la saine appréciation ies sendmeats correspondants, snr lesquels l'observation peut alors se mieux concentrer, sans èlre distraite par ies circonstances spéciales. En outre, c'est seulement a:ipn» ces petits efforts que Tenfant peut conmiencer le iiAicile apprentissage de la lutte intérieure qui dominera toute sa vie« pour subordonner graduellement les impulsions égoïstes aux instincts sympathiques. Sous ces divers aspects, le précepteur le plus éminent, même par le cieur. sera toujours au-dessous de toute digne mère, vjuoique celle-ci fût souvent incapable de formuler ou <.ie motiver ses décisions habituelles, l'efficacité finale e&a virùiuairement ressortir la supériorité réelle de sa âi$C4pÀiuo morale. Aucun autre régime ne pk>urrait autant N^i;»4r les occasions propres à caractériser, sans affectatou, ie charme naturel des bons sentiments et l'inquiéuàc aitachéeaox inspirations égoïstes.

^loi(e théorie sociologique de la mère vient naturelleucui se lier à celle de Tépouse, puisque la prépondëutjicc luatcruelle, malgré son décroissement spontané, .ua«.iaac à diriger Tessor du cœur jusqu'à l'âge ordiluôc viu mariage. Alors Thomme, gouverné involontai- ViM<a4 LMi' la femme, contracte envers elle, pour tout le v4^^' à< \^ carrière* une subordination volontaire, qui s v«^'*vu^ M>ii cducation morale. Cet être destiné à l'acvv'x. w<^v; '.aa^ ci>nsister son principal bonheur à subir ;i^..nv^n\i^ ^c sttluUire ascendant de l'être voué à l'affec-

/v>sN .\siù^:feK^utaU à la fois privé et public, assigné V ^v^vî.v .iil*l^ W r^^iine positif, ne constitue, donc, à

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tons égards^ qu'un vaste développement systématique de sa propre nature. Une vocation aussi homogène et au^î déterminée ne peut laisser aucune grave incertitude sur la position sociale correspondante. Nul autre cas essentiel ne saurait mieux confirmer ce principe universel de l'art humain : Tordre artificiel consiste toujours à consolider et à améliorer Tordre naturel.

. 108. — Sophismes modernes sur les droits de la femme.

Tous les âges de transition ont suscité, comme le nôtre, des aberrations sophistiques sur la condition sociale des femmes. Mais la loi naturelle qui assigne au sexe affectif une existence essentiellement domestique n'a jamais été gravement altérée. Cette loi est tellement réelle qu'elle a toujours prévalu spontanément, quoique les sophismes contraires restassent sans réfutation suffisante. L'ordre domestique a résisté aux subtiles attaques de la métaphysique grecque, alors animée d*une verve juvénile, et agissant sur des esprits incapables d'aucune défense systématique. On ne peut donc concevoir aujourd'hui des craintes sérieuses, en voyant surgir, de notre profonde anarchie mentale, quelques vaines reproduc- :tions des utopies subversives contre lesquelles l'énergique satire d'Aristophane soulevait assez l'instinct .public. Quoique l'absence de tous véritables principes sociaux soit maintenant plus complète que pendant la transition du polythéisme au monothéisme » la raison humaine est aussi beaucoup mieux développée, et surtout le sentiment Test bien davantage. Les femmes étaient alors trop abaissées pour repousser dignement, même par leur silence^ les doctorales aberrations de leurs prétendus défenseurs ,* qui n'avaient donc à lutter que contre la raison. Mais, chez lés modernes» Theureuse liberté; des femmes occi-

dentales leur permet de manifesler des répugnances décisives, qui suffisent, à défaut de rectificalion rationnelle, pour neutraliser ces divagations de l'esprit inspirées par le dérèglement du cœur. C'est le sentiment féminin qui seul contient aujourd'hui les ravages pratiques que sembleraient devoir produire ces tendances anarchiques. L'oisiveté aggrave ce danger chez nos classes privilégiées, où la richesse exerce d'ailleurs une funeste influence sur la constitution morale des femmes. Néanmoins, même là, le mal est réellement peu profond ou très restreint. On n'a jamais séduit beaucoup les hommes, et encore moins les femmes, en caressant leurs mauvaises inclinations. Il n'y a de vraiment redoutables que les séductions qui s'adressent à nos bons penchants, pour en dénaturer la direction. Des rêveries qui choquent directement toutes les délicatesses féminines ne pouvaient donc obtenir aucun ascendant réel, même dans les rangs les mieux disposés à les accueillir. Mais, chez le peuple, où leurs ravages seraient si désastreux, la répulsion est beaucoup plus décisive, parce que l'existence prolétaire indique davantage aux deux sexes leur vraie situation respective. Ainsi, là surtout ou il importe le plus de consolider les dogmes domestiques, le positivisme trouvera peu d'obstacles à l'admission complète de sa théorie naturelle sur la condition sociale des femmes, d'après la double destination fondamentale que je viens de leur assigner.

Dans sa plus systématique appréciation, cette théorie découle du grand principe relatif à la séparation nor-

male des deux puissances élémentaîr

qui domine

toutes les autres questions sociales. Car les motifs qui concentrent l'existence féminine au sein de la Ëunille, sans aucune participation an commandement, même domestique, ne sont, au fond, qu'une plus complète application de ceux qui interdisent, en général, au pouvoir

ma

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