‹ Discours Sur L'ensemble Du PositivismeChapitre 146 sur 225 · Uhamme doit nourrir la femme · texte numérisé non relu

Uhamme doit nourrir la femme

. Au lieu de ces rêves subversifs, un principe naturel g^urantit pleinement Texistence féminine, en fixant les dfiivoiirs temporels du sexe actif envers le sexe affectif. Le piMtlvîaM^ peat seul, en vertu de sa réalité caractéristiqn^e,. sys^matiser ce principe, de manière aie faire fligjQiemeiit prévaloir. Mais la nouvelle philosophie n'a poiilt créé la tendance universelle qu'elle proclame ainsi, d'après une juste appréciation de l'ensemble du mouveinent humain. Lhomme doit nourrir la femme : telle est. 1$, loi naturelle de notre espèce, en harmonie avec l'existence essentiellement domestique du sexe affectif. Cette règle, que manifeste même la plus grossière sociabilité, se développe et se perfectionne à mesure que l'évolution humaine s'accomplit. Tous les progrès matériels que réclame la situation actuelle des femmes se réduisent à mieux appliquer ce principe fondamental, dont les conséquences doivent réagir sur toutes les relations sociales, surtout quant aux salaires industriels. Conforme à une tendance spontanée, cette règle se lie à la noble destination des femmes comme élément affectif du pouvoir modérateur. L'obligation est alors analogue à celle qui prescrit à la classe active de nourrir la classe spécu-

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DISCOUIIS SUR L ENSEMBLE

e, ann que celle-ci puisse v

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dignement office fondameufal. Seulement lea devoirs matériels du Sfexe actif envers le sexe afTectil" sont encore plus sacrés, par suite même de la concentration domestique . qu'esige l'office féminin. A l'égard des penseurs, l'obli- -j galion des praticiens n'est guère que collective ; mais, envers les femmes, elle est surtout individuelle. Toutefois, cette responsabilité directe, qui pèse spécialement sur chaque homme pour la compagne qu'il a choisie, ne dispense point l'ensemhte du sexe actif d'une pareille obligation indirecte à l'égard de tout le sexe affectif. A défaut de l'époux, et des pnrents, la société doit garantir l'existence nialérielle de chaque femme, soit en compensation d'une inévitable dépendance temporelle, soit surtout en vue d'un indispensable oftîce moral.

Tel est donc, à ce sujel, le vrai sens général de la progression humaine : rendre la vie féminine de plus en plus domestique, et la dégager davantage de tout travail exlérieur, afin de mieux assurer sa destination affective, Les privilégiés ont déjà reconnu que tout effort pénible doit être épargné aux femmes. C'est presque le seul cas où nos prolétaires doivent imiter, quant aux relations des deux sexes, les mœurs de leurs chefs temporels. ^^~ tout autre égard, le peuple occidental sent mieux qu 'eti'^sles devoirs pratiques des hommes envers les femmes, t"* rougirait même le plus souvent des barbares corvée ^ imposées encore à tant de femmes, si notre régime iC*^" dustriel permettait déjà d'éviler une telle monstruosité — C'est.surtout parmi nos grands et nos riches qu'an yoi^ ces vils marchés, d'ailleurs si fréquemment frauduleux» où une immorale intervention détermine à la fois I« dégradation d'un sexe et la corruption de l'autre. En faisant mieux ressortir la vraie vocation de la femme, et en élargissant davantage le choix conjugal, les mœurs modernes éteignent rapidement la honteuse vénalité rfr-

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