‹ Discours Sur L'ensemble Du PositivismeChapitre 150 sur 225 · Récompense attachée à la mission affective · texte numérisé non relu

Récompense attachée à la mission affective

de la femme.

Il est maintenant facile de compléter cette appréciation sommaire en caractérisantaussi la récompense naturelle d'une telle destinée.

Aucune autre vocation ne fait autant sentir combien le bonheur de chaque être consiste surtout à développer son otece spontané. Car les femmes n'ont toutes, au fond, qu'une même mission, celle d'aimer. Mais c'est la seule qui admette un nombre illimité d'organes, et qui,

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loin de redouter aucune concurrence, s'étende par le concours. Chargées d'entretenir la source affective de l'unité bumaiae, les femmes sont donc aussi heureuses qu'elles puissent l'èlre quand elles sentent dignement leur vraie vocation, et qu'elles peuvent la suivre librement. Leur office social a cela d'admirable qu'il les invite à développer leur instinct naturel, et leur prescrit les émotions que chacun préfère à toutes les autres. Ainsi, les femmes n'ont, en général, à demander à la régénération finale que de mieux adapter leur situation à leur destination, soit en les dispensant de toute activité extérieure, soit en assurant leur juste influence morale. Or, le régime positif satisfera directement ce double vceu, par l'ensemble des améliorations matérielles, mentales, et morales, qu'il réalisera dans l'existence féminine,

Mais, outre cette récompense naturelle d'un heureux office, le positivisme doit accomplir, envers les femmes, ce que le moyen âge ne put qu'ébaucher, en systématisant la reconnaissance continue qu'inspirera de plus en plus leur salutaire ascendant moral. En un mot, la nouvelle doctrine universelle peut seule instituer dignement le culte, à la fois public et privé, de la femme. Ce sera le premier degré permanent du culte fondamental de l'Humanité, où la conclusion de ce Discours placera finalement le centre général du positivisme, tant philosophique que politique.

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