‹ Discours Sur L'ensemble Du PositivismeChapitre 197 sur 225 · Le positivisme est plus favorable aux beaux-arts · texte numérisé non relu

Le positivisme est plus favorable aux beaux-arts

que toute autre philosophie.

L'ensemble de cette cinquième et dernière partie représente directement la philosophie positive comme plus favorable qu'aucune autre à l'essor continu de tous les beaux-arts. Une doctrine qui appelle Thumanit^ au perfectionnement universel devait s'incorporer profondément les spéculations les plus propres à développer notre instinct de la perfection. Elle ne les subordonne à l'étude systématique de la réalité, que pour fournir à l'idéalité unej^ase objective, indispensable à sa consistance et à sa dignité. Mais, ainsi constituées, les fonctions esthétiques conviennent mieux que les fonctions scientifiques, soit à la nature et à la portée de notre

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intelligence, soil surtout à sa destination essentielle^ l'organisation de l'unité tinniaine ; car elles se rapportent imméUialement au principe affeclif de cette syslémalisation. Après la culture directe du sentiment, c'est l'art ([iii peut habituellement fournir les meilleurs moyens de nous rendre à lit fois plus tendres et plus nobles.

Sa réaction logique doit même perfectionner notre aptitude systématique, en nous familiarisant de bonne heure avec les vrais caractères de toute construction humaine. La science a pu longtemps préférer le régime analytique; tandis que. même au milieu de son anarchie actuelle, l'art vise toujours à la synthèse, but nécessaire de toutes nos contemplations. Quand, contre st nature, il travaille à détruire, son œuvre quelconqne ne s'accomplit encore qu'en construisant. Le goût et l'habitude des consiruclions esthétiques doivent ainsi nous disposer à mieux construire sur le sol plus réfractflïre de la réalité.

A tous ces titres, l'art, dirigé par le sentiment, devient, pour le positivisme, la principale base de l'éducation universelle, où la science ne préside ensuite qu'à UM indispensable systématisation objective, La vie acti« complète cette prépondérance initiale, en imprimant on caractère plus esthétique que scientifique aux fonction^ régulières du pouvoir modérateur. Les trois éléments nécessaires de la force morale deviennent ainsi les o(ganes spontanés de l'idéalisation, désormais inséparable de la systématisation.

Une telle fusion oblige les nouveaux philosophes à sentir profondément fous les beaux-arts. Quoique habituellement passive, cette aptitude devra pouvoir s'élever, chez les principaux d'entre eux, jusqu'à la plus subliP^ activité, dans les âges d'intermittence philosophique t' de verve poétique. Sans ce difficile complément, leur office ne saurait obtenir le libre ascendant moral qu^

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