Les clubs ouvriers
. Rien ne peut désormais empêcher nos prolétaires, soit isolés, soit surtout réunis, déjuger librement l'application journalière, et même les principes généraux, d'un régime social qui les affecte nécessairement plus qu'aucune autre classé. Le mémorable empressement de notre population à former partout des clubs, sans aucune excitation spéciale, et malgré l'absence de tout véritable enthousiasme, I)rouva récemment combien était contraire à nos mœurs la compression matérielle qu'éprouvaient auparavant ces dispositions spontanées. Au lieu de décroître, ces tendances ne pourront que s'enraciner et se développer de plus en plus, parce qu'elles sont pleinement conformes aux habitudes, aux sentiments, et aux besoins des prolétaires qui forment la principale base de telles réunions. Une véritable doctrine sociale doit les consolider 'beaucoup, en leur donnant un caractère plus régulier et un but plus important. Loin d'être aucunement anarchiques, elles constituent, au fond, une faible ébauche spontanée des mœurs finales de l'humanité régénérée. En se réunissant ainsi, on entretient le sentiment social par une heureuse excitation journalière. L'opinion -publique s'élabore d'une manière à la fois plus rapide et pins complète, du moins après une suffisante préparation individuelle. Personne aujourd'hui ne soupçonne la
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grande et heureuse influence qu'acquerroQt ees tendances spontanées, quand une doctrine vraiment universelle les iiura dignement systématisées. Elle fourniront alors le principal point d'appui de la réorganisation spirituelle, ainsi assurée d*une active adhésion populaire^ d'autant plus décisive qu'elle sera toujours libre et pacifique. Les craintes d'agitation matérielle que réveiliedt aujourd'hui ces réunions ne sont dues qu'à une empirique appréciation de notre passé révolutionnaire. Au lieu de propager le goût et de développer l'exercice de ce qu'on nomme les droits politiques, nos clubs tendront bientôt à détourner profondément d'une vaine intervention temporelle, en appelant nos prolétaires à leur principal office social, comme auxiliaires essentiels du nouveau pouvoir spirituel. Par cette noble perspective normale, le positivisme leur offrira un attrait bien supérieur à celui que comportent maintenant les illusions, métaphysiques. Au fond, le club est surtout destiné à remplacer provisoirement l'église, ou plutôt, à préparer le temple nouveau, sous l'impulsion graduelle de la doctrine régénératrice, qui peu à peu y fera prévaloir le culte final de rihimanité, comme je l'indiquerai spécialement à la fin (le ce Discours. En permettant le libre essor de toutes les iisnciauces progressives, notre situation républicaine ne lardera \mn à manifester la disposition spontanée de uulr4) population à donner désormais cette nouvelle issue uiu iii verses émotions sociales dont le catholicisme fut lunglisuips le seul régulateur.
()0 i.ci iwyiuna philosophiques de V opinion publique,
l'iuii ui'Uisver d'indiquer la vraie théorie de Topimon puliliquc, il au reste plus à caractériser ici que la néceabili*., liup méconnue aujourd'hui, qui, entre une doctrine 1 1 :>iiii puiiUc, i^xige un organe philosophique, sans lequel