Divergences entre le communisme et le positivisme
Mais c*est là que cesse toute concordance réelle entre les saines théories sociologiques et les inspirations spontanées de la sagesse populaire. En acceptant l'énoncé communiste, et même en l'agrandissant beaucoup, les positivistes écartent radicalement une solution aussi insuffisante que subversive. Celle que nous lui substituons s*en distingue surtout par l'introduction des moyens moraux au lieu des moyens politiques. Ainsi, la principale différence sociale entre le positivisme et le communisme se rapporte finalement à cette séparation normale des deux puissances élémentaires, qui, méconnue jusqu'ici dans toutes les conceptions rénovatrices, se retrouve toujours, au fond de chaque grand problème moderne, comme seule issue finale de l'humanité. En caractérisant mieux l'aberration communiste, cette appréciation l'excuse davantage , d'après sa similitude essentielle avec toutes les autres doctrines maintenant accréditées. Quand presque tous les esprits cultivés méconnaissent ainsi le principe fondamental de la politique moderne, pourrait-on blâmer l'instinct populaire d'avoir subi jusqu'à présent celte influence universelle de l'empirisme révolutionnaire ?
Je ne dois pas entreprendre, surtout ici, l'examen spécial d'une antique utopie, solidement réfutée, depuis vingt-deux siècles, par le grand Aristote, qui annonçait ainsi le caractère organique de l'esprit positif, même dès sa première ébauche. Une inconséquence décisive suffirait d'ailleurs pour manifester à la fois la complète irrationalité et l'honorable source sentimentale du communisme moderne. Car il diffère essentiellement de Tancien, représenté surtout par les rêveries de Platon, en ce que celui-ci joignait à la communauté des biens celle des femmes et des enfants, qui en constituerait, en effet, une
.■rs- rcÉ