‹ Discours Sur L'ensemble Du PositivismeChapitre 77 sur 225 · TROISIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

TROISIÈME PARTIE

suite indispensable. Quelque connexes que soient ces deux erreurs, l'utopie n'est plus comprise ainsi que chez un petit . nombre de lettrés, dont l'esprit mal cultivé trouble le cœur trop peu actif. Noblement inconséquents, nos prolétaires illettrés, seuls communistes dignes d'attention, n'adoptent, dans cette indivisible aberration, que la partie relative à leurs besoins sociaux, en repoussant avec énergie celle qui choque nos meilleurs instmcts.

Sans discuter ces illusions, il importe de caractériser les vices essentiels de la méthode correspondante, parce que, hors du positivisme, ils sont aujourd'hui plus ou moins communs à toutes les écoles rénovatrices. Ils consistent, d'une part, à méconnaître ou même à nier les lois naturelles des phénomènes sociaux; et, d'autre part, à recourir aux moyens politiques là où doivent prévaloir les moyens moraux. De ces deux fautes connexes, résultent, en effet, l'insuffisance et le danger des diverses utopies qui se disputent vainement la présidence de notre régénération. Pour mieux éclaircir cette appréciation, je continue à l'appliquer surtout à l'aberration la plus prononcée, d'où chacun l'étendra aisément à toutes les autres.

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