TROISIÈME PARTIE. i
ment partiel , ou tout au plus une application déterminée , de la saine instruction générale, d'après laquelle chacun deviendra même susceptible ordinairement d'accomplir seul cette initiation secondaire. Quanta l'apprentissage professionnel, il doit surtout résulter ensuite de l'exercice, jusque dans les plus grands arts , sans comporter jamais aucun véritable enseignement. La fausse appréciation qui prévaut aujourd'hui à ce sujet tient à la déplorable absence de toute éducation générale , depuis la désuétude du régime catholique. Car les précieux établissements spéciaux , créés pendant les trois derniers siècles , dans tout l'Occident , et dignement régénérés , en France , par la Convention , ne constituent , au fond , que divers germes scientifiques , indispensables pour la rénovation finale de l'éducation générale. Autant leur efficacité théorique est incontestable , autant on peut mettre en doute l'utilité pratique qui semble les avoir inspirés , et dont les arts correspondants pourraient aisément se passer, sans même excepter l'école polytechnique , le Muséum d'histoire naturelle , etc. lis n'ont une valeur capitale qu'à titre de moyens transitoires , comme toutes les saines créations de notre temps anarchique. En ce sens, ils peuvent aujourd'hui être utilement réorganisés sous l'inspiration d'une philosophie qui , sans aucune illusion sur leur durée , les adaptera mieux à leur éminente destination actuelle. A divers égards , elle en proposera même quelques autres , surtout une haute école philologique , embrassant l'ensemble des langues humaines suivant leurs vraies affinités , pour compenser l'indispensable suppression des chaires gréco-latines. Mais tout cet échafaudage provisoire disparaîtra, sans doute , avant la fin du dix-neuvième siècle , quand prévaudra le système définitif d'une véritable éducation générale. Sa présente nécessité ne doit pas faire méconnaître son caractère et sa destinée. Au fond , l'État ne doit l'instruction qu'aux
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