‹ Discours sur l'esprit positif (volume 2)Chapitre 26 sur 37 · TROISIÈME PARTIE. M · texte numérisé non relu

TROISIÈME PARTIE. M

tendances puissent habituellement converger contre la domination des conservateurs. Elles ne cesseront de coexister ainsi que d'après l'ascendant nécessaire du positivisme, qui doit simultanément éteindre les deux aberrations, en conciliant radicalement l'indépendance et le concours.

Tant que cette conciliation, actueilem^t instituée, n^esi pas accomplie, la saine politique peut obtenir plus d'assistance des communistes que des individualistes. Comparés chez les prolétaires, seuls révolutionnaires désormais importants, les premiers caractérisent l'anar* ohie propre aux villes, et les seconds celle des campagnes. Envers la plus orageuse des questions sociales, ceux-ci tendent vers la dispersion indéfinie des richesses, tandis que ceux-là poussent à leur concentration absolue.

Quoique le communisme doive aujourd'hui semblet plus anarchique que l'individualisme, parce quMl est plus imminent , cette opportunité peut indiquer la transfert mation quMl ébauche dans l'instinct révolutionnaire , K[m s'efforce ainsi de quitter le caractère critique pour prendrt l'attitude organique. L'un annonce le dérèglement de rattruisme, tandis que l'autre consacre la prépondéf rance de l'égoïsme. Au nom du sentiment social -, lé po^ ôitîvisi^e fera bientôt comprendre aux mèillètipa communii*es que la solidarité refrte insuffisante, et même contradictoire, quand elle n'est pas subordonnée h. la continuité : mais les individualistes font mtkht prévaloir le présent sur favênir que felir le passé. Posant \e problème socid , quoique d'après un^ solûMon nbft itioinfe étTOÎte que sûbrei^i^Ve, les prémieï^"aéVlehnent accessSWes aux démonstrations Tésùhéeà êe •IMndivisîbllité tfe

100 APPEL AUX GONSBRYATEURS.

Texistence humaine , ^ù l'essor matériel ne saurait être réglé séparément de rordre spirituel. Mais les seconds , consacrant la routine révolutionnaire , se bornent à disputer la possession du pouvoir sans discipliner son exercice autrement que par des restrictions anarchiques.

On peut maintenant comparer ce contraste aux deux précédents , de manière à caractériser les ressemblances et les différences. Quoique les lettrés soient plus individualistes que communistes y Tinstabilité qui leur est propre leur permet de se mettre au service de toutes les tendances susceptibles de satisfaire leur ambition. Réciproquement, sans perdre leur disposition naturelle au communisme , les prolétaires se trouvent poussés à l'individualisme quand l'activité rurale fait trop sentir le besoin et la possibilité du degré de possession personnelle qui doit devenir universel. Bien que les communistes semblent disposés à renoncer à la liberté pour obtenir Tégalité , cette déviation cessera , chez la plupart d'entre eux , quand le positivisme leur fera reconnaître la nature , essentiellement morale , du problème dont ils proclament la solution politique. Au contraire , les passions et les préjugés propres aux individualistes les poussent surtout à niveler , quoiqu'ils poursuivent l'indépendance en vue de l'isolement.

Pour avoir assez indiqué l'épuration qu'exige le parti révolutionnaire, il faut encore comparer la division principale à celle qu'une mémorable transformation a définitivement opérée entre les parlementaires et les dictatoriaux. Les uns perpétuent la phase protestante de rinstinct progressiste , et les autres caractérisent son état catholique, seul immédiatement susceptible d'une régénération systématique. Quoique cette distinction diffère

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