‹ Discours sur l'esprit positif (volume 2)Chapitre 27 sur 37 · TROISIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

TROISIÈME PARTIE

des précédentes , les individaalistes et les lettrés préfèrent le régime parlementaire , qui favorise l'isolement et r ambition ; tandis que les communistes et les prolétaires adoptent la dictature comme convenant mieux à la rénovation. Ce nouveau contraste ressemble davantage au principal , parce que les purs niveleurs aspirent au règne des assemblées, tandis que les vrais libéraux tendent vers l'état dictatorial ; l'ensemble de la révolution occidentale confirme cette appréciation. Néanmoins , les deux distinctions ne sauraient coïncider; car la passion de l'égalité peut pousser à l'emploi de la dictature, et l'instinct de la liberté disposer au régime parlementaire, quoique ces inversions doivent être exceptionnelles et passagères. Mais ces divisions doivent être surtout rapprochées d'après leur similitude envers l'appréciation de la séparation fondamentale des deux puissances. Car, la concentration dictatoriale manifeste l'incompétence théorique du pouvoir pratique , tandis que la dispersion parlementaire dissimule la confusion entre le conseil et le commandement.

En comparant les quatre modes propres à la décomposition du plus incohérent de tous les partis , on reconnaît la nécessité de faire toujours prévaloir, dans son épuration systématique, la division entre les libéraux et les niveleurs, sans jamais négliger les autres contrastes.

2*" Alliance politique. Une telle préparation peut seule permettre aux vrais conservateurs de trouver un appui continu chez les dignes révolutionnaires , pour installer la transition organique. D'après leur incompatibilité naturelle avec la situation moderne , les rétrogrades sont essentiellement passifs, de manière à ne comporter qu^ une

102 APPEL AUX GOffiïSBRYATEURS.

ligue religieuse. Mais Taetivité propre aux révolutionnaires j comme représentants spontanés du progran^me occidental , 1^ rend susceptibles d'une alliance politique, sans laquelle l'initiative des conservateurs ne pourrait assez surmonter les résistances qu'elle trouvera.

Ce concours nécessaire sera surtout fourni par les communistes prolétaires , quand ils auront suffisamment accepté la dictature» d'après une digne renonciation à l'égalité. La double modification du vote 91^ principalement destinée k seconder ces préparations oonnexes. Quand elles seront assez accomplies, les dignes communistes pourront spontanément devenir les auxiliaires actifs d'une systématisation qui doit subordonner la politique à la morale , pour instituer la vraie sociabilité.

Leur coopération comportera d'autant plus d'efficacité qu'elle émanera surtout du sentiment, dont la prépondérance caractérise la synthèse finale. C'est sous l'impulsion du cœur que les positivistes pourront pleinement surmonter toutes les résistances de l'absolutisme, en manifestant sa connexité naturelle avec Tégoïsme et celle du relativisme avec raltrui&me, QiïoiquelQg communistes tendit maintenant & renverser la famille ooi^me I4 société , fies dispositioms sept indépendantes de 4eurs sfaa-^ timents et ne résultent que de leur &usâe appréciation du probième humain. Au nom du Imt qu'ils pouri^ivent , on peut les conduire à reconnaître que l'intelligence a plus besoin que la richesse d'être toujours ramenée au service de l'humanité. Cette conviction suffira peut leur faire apprécier l'insuffisance de leur désastreuse sol^tioa. Sans être encore convertis au positivisme > ils sentiront son aptitude à mieux résoudre le problème qu'ila ont posé. Dès lors , leurs dispositions à la vénération comme

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