‹ Discours sur l'esprit positif (volume 2)Chapitre 28 sur 37 · TROISIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

TROISIÈME PARTIE

au dévouement prendront une direction salutaire, de manière à préparer les mœurs normales , en faisant, aunom de la sociabilité , respecter la fortune et même le pouvoir, tant que le commandement restera séparé de la richesse.

Sous l'aspect intellectuel , l'alliance politique des dignes révolutionnaires peut seule permettre aux vrais conservateurs de surmonter les résistances que doit aujourd'hui rencontrer la prépondérance nécessaire de l'esprit d'ensemble sur l'esprit de détail. Cette seconde assistance se lie à la première , d'après la connexité naturelle entre les tendances synthétiques et les dispositions sympatiques. La fondation du positivisme confirme une telle relation, puisque sa philosopliie surgit sous l'impulsion sociale, et n'a même produit que des convictions stériles chez ceux qui ne la rattachent point à la réorganisation du pouvoir spirituel. Or, à cet égard, comme à tout autre , le communisme indique et prépare la transformation organique de Vio^tinct révolutionnaire. Quoiqu'il semble* radicalement méconnaître la sépçiration des deux puissances, cette aberration n'est vraiment incurable que chez les docteurs, toujours enclins à. négliger le but pour les moyens. Mais le conipaunisme dispose les prolétaires à l'admission de cette base, en tendant à faire prévaloir la morale sur la, politique, afin d'instituer la discipline qu'il cherche. Tous les. autres, révolutionnaires sont devenus les prôneurs d'une spécialité disper- &ive , malgré les nobles traditions des énergiques directeurs de l'ébranlement français, dont l'efficacité théorique n'est JD[)aintena^t appréciée que par les positivistes.

Quoique nat^ellement commune aux cinq éléments de roccidentaUt4 * çe^Q double assis^tance convient sur-

tout au peuple investi de l'initiative régénératrice. Ce ne sont pas les catholiques qui peuvent aider les conservateurs français à faire prévaloir l'esprit synthétique et rinstinct sympathique au milieu d'une bourgeoisie égoïste et frivole, où des forces susceptibles de régénération restent dominées par des classes destinées à s'éteindre. Sans l'énergie des dignes communistes, la dictature centrale demeurerait incapable dé surmonter d'activés résistances , qui conduisirent son organe le plus célèbre à restaurer, malgré ses propres répugnances , une corporation anarchique et rétrograde. Lorsque cette assistance sera suffisamment développée , le communisme pourra concourir autant que le catholicisme à seconder les conservateurs pour l'installation décisive de la transition organique. Tous deux serviront à proclamer deux problèmes nécessaires , l'un politique, l'autre religieux, dont chacun ne peut être vraiment posé que d'après une solution quelconque, jusqu'à ce que leur connexité fasse prévaloir la seule doctrine qui les ait résolus.

Malgré de graves apparences et des dangers réels , le mauvais esprit révolutionnaire appartient davantage à la bourgeoisie qu'au milieu populaire, du moins chez la nation centrale. La principale opposition à la concentration nécessaire du pouvoir et de la richesse émane de ceux qui, sans pouvoir devenir patriciens, ne veulent pas être prolétaires. C'est là que se développe , envers toutes les hautes positions , une envie que la religion peut seule guérir. Elles n'inspirent aux prolétaires qu'une défiance aisément surmon table d'après une digne conduite, malgré l'ascendant actuel des sophismes anarcbiques. Un instinct confus indique à la bourgeoisie que la régé-

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