BiBNTÔT OPPRIMÉ. Accablé, abattu
oppressns.
2. • l'iusieurs empereurs séduits se livrèrent aux erreurs condamaiîes : et, comme il n'y a jamais eu de ualion qui ait porté une haine si violente aux hérétiques que les Grecs, qui se croyaient souillés, lorsqu'ils parlaient à un hér-Hi-
que »u habitaient avec lui, il arriva que plusieurs empereurs perdirent l'aflVction de leurs sujets, et les peuples s'accoutumèrent à penser que des princes, si souvent rebelles à Dieu, n'avaient pu être choisis par la Providence pour les gouverner. • Montcs<iuicu, Grand, el décad., c. ki.
sua L'fllSTOlRt: umverselle.
Les Romains achevèrent de perdre les Gaules par les victoires * de Glovis, fils de Childéric. 11 gagna aussi sur les Allemands la bataille de Tolbiac (49G), par le vœu qu'il lit d'embrasser la religion chrétienne, à laquelle Clolilde sa femme ne cessait de le porter. Elle était de la maison des rois de Bourgogne, et catholique zélée, encore que sa famille et sa nation fût arienne. Glovis, instruit par saint Vaast, fut baptisé à Reims, avec ses Français, par saint Rcmy, évêquc de cette ancienne métropole. Seul de tous les princes du monde ^ il soutint la foi catholique, et mérita le iilre de très-chrétien à ses successeurs. Par la bataille oii il tua de sa propre main Alaric, roi des Visigoths, Tolose^ et l'Aquitaine furent jointes à son royaume (507). Mais la victoire des Ostrogoths l'empêcha de tout prendre jusqu'aux Pyrénées, et la fin de son règne ternit la gloire des commencements. Ses quatre enfants'partagèrent le royaume (5H), et ne cessèrent d'entreprendre les uns sur les autres. Anastase mourut frappé du foudre*.
Justin, de basse naissance, mais habile et très-catholique', fut fait empereur par le sénat (518). Il se soumit, avec tout son peuple, aux décrets du pape saint Hormisdas, et mit fin aux troubles de l'Église d'Orient. De son temps, Boëce, homme célèbre par sa doctrine^ aussi bien que par sa naissance, et Symmaque son beaupère, tous deux élevés aux charges les plus éminentes, furent immolés aux jalousies de Théodoric, qui les soup-
B.TnÈs-CATUoLiQUE. L'éloRe porte uniquement sur {'orthodoxie de cet empereur. V. dans l'historien Gibbon, c. xt, le récit des perfidies de ce Justin.
1. Par les yictoires. Sur cet emploi de la préposition par, V. page 52, note 1.
2. Seul de tous les piunces. Dans le temps où Clovis reçut le baptême, tous les princes assis sur les trônes d'Orient 011 d'Occident, romains, grecs, barbares, étaient ou ariens ou païens.