‹ Discours sur l'histoire universelle (volume 2)Chapitre 116 sur 583 · ToDT SE BuouiLLB. V. plus haut, p. 127, n. K · texte numérisé non relu

ToDT SE BuouiLLB. V. plus haut, p. 127, n. K

3. S'ÉLEVER ET TOMBER. Que dire de plus, de mieux, d'un Anlhènie, d'un Ulybrius, et d'autres fantômes d'empereurs,que l'historien dedaignejustement de nommer T

temps. Voici un de ces derniers Césars d'Occident qui tombe du trône impérial dans un évêché : Avitus, fait évêque de Plaisance par Uicimer, doit la vie à celle fantaisie du barbare qui le dépose.

5. Pensa pÉRm.C.-à-d., faillit ie;3«>dre, tomber du Irône sans retour.

6. Bien avant dans les Gaules. Les conquêtes des Francs dans les Gaules, avant Cluvis, ne dépassaient guère Tournay, Cambray, Térouanne.

lisque (476), bientôt opprimé ', ne causa qu'une courte inquiétude à cet empereur; mais l'empire d'Occident périt sans ressource. Auguste, qu'on nomme Augustule, fils d'Oreste, fut le dernier empereur reconnu à Rome ; et incontinent après il fut dépossédé par Odoacre, roi desHérules. C'étaient des peuples venus du Pont-Euxin, dont la domination ne fut pas longue.

En Orient, l'empereur Zenon entreprit de se signaler d'une manière inouïe. Il fut le premier des empereurs qui se mêla de régler les questions de la foi. Pendant que les demi-Eutychiens s'opposaient au concile de Chalcédoine, il publia contre le concile son Hénotique, c'està-dire son décret d'union, détesté par les catholiques, et condamné par le pape Félix III (i83). Les Hérules furent bientôt chassés de Rome (490) par Théodoric, roi des Ostrogoths, c'est-à dire Goths orientaux, qui fonda le royaume d'Italie, et laissa, quoique arien, un assez libre exercice à la religion catholique. L'empereur Anastase la troublait en Orient. Il marcha sur les pas de Zenon, son prédécesseur, et appuya les hérétiques (402). Par là il aliéna les esprits des peuples, et ne put jamais les gagner, même en ôtant des impôts fâcheux ^. L'Italie obéissait à Théodoric. Odoacre, pressé dans Ravenne, tâcha de se sauver par un traité que Théodoric n'observa pas; et les Hérules furent contraints de tout abandonner. Théodoric, outre l'Italie, tenait encore la Provence. De son temps, saint Benoît (494), retiré en Italie dans un désert, commençait, dès ses plus tendres années, à pratiquer les saintes maximes dont il composa depuis cette belle règle que tous les moines d'Occident reçurent avec le môme respect que les moines d'Orient ont pour celle de saint Basile.

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