Gen., ii, 7. B
3. • C'est, parmi les animaux, le seul qui est droit, le seul tourné vers le ciel, le seul où reluit, par une si belle et si singulière situation, rinclination natu-
wWe de la naluic rai-ionnable aux
choses hautes D'autres animaux
montrent plus de foi ce; d'autres, plus de vitesse et plus de lé^'èret-, et ainsi du reste : l'excellence de la beauté appartient à l'homme; et c'est un admirable rejiiillis.sempnt de l'image de Dieu sur sa face, c El^v. sur les myst..
IV" sem , lt)« c. Cf. Du^'uet, l'Ouvraije des six jours, II" Partie, Fonnalion de l'homme.
4. Un égard particulier. Au singulier, ce mot ne se trouverait plus, accompagné d'un adjectif, que dans ces phrases : Avoir quelque égard, n'avoir nul égard, pas le moindre éyard. Possuet écrivait à la sœur Cornuau :
• J'aurai toujours un égard particulier à tout ce qui vous touche. » L. 49.
5. L'iKSPiixE. Bossuct suit de près le texte sacré et parle sou lan};age. Et inspiravit in faciem ejtis spiracula vita.
remplir les eaux. Il dil. encore : « Que la terre produise « toute âme vivante, les bêtes à quatre pieds, et les « reptiles *. »
C'est ainsi que devaient naître ces âmes vivantes* d'une vie brute et bestiale, à qui Dieu ne donne pour toute action que des mouvements dépendants du corps. Dieu les tire du sein des eaux et de la terre ; mais cette âme dont la vie devait être une imitation de la sienne, qui devait vivre comme lui de raison ^ et d'intelligence, qui lui devait être unie en le contemplant et en l'aimant, et qui pour celte raison était faite à son image, ne pouvait être tirée de la matière. Dieu, en façonnant la matière, peut bien former un beau corps; mais, en quelque sorte qu'il la tourne et la façonne, jamais il n'y trouvera son image et sa ressemblance. L'âme faite à son image, et qui peut être heureuse en le possédant, doit être produite par une nouvelle création : elle doit venir d'en haut ; et c'est ce que signifie ce souffle de vie *, que Dieu tire de sa bouche.
Souvenons-nous que Moïse propose aux hommes charnels ^par des images sensibles, des vérités pures et intellectuelles ®. Ne croyons pas que Dieu souffle à la manière des animaux; ne croyons pas que notre âme soit un air subtil, ni une vapeur déliée '. Le souffle que Dieu inspire, et qui porte en lui-même l'image de Dieu, n'est ni air ni vapeur. Ne croyons pas que notre âme soit une