‹ Discours sur l'histoire universelle (volume 2)Chapitre 167 sur 583 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

Abraham et les patriarches.

Mais comme le peuple de Dieu a pris sous le patriarche Abraham une forme plus réglée, il est nécessaire, Monseigneur, de vous arrêter un peu sur ce grand homme.

Il naquit environ trois cent cinquante ans après le déluge S dans un temps où la vie humaine, quoique réduite à des bornes plus étroites, était encore très-longue. Noé ne faisait que de mourir; Sem, son fils aîné, vivait encore ; et Abraham a pu passer avec lui presque toute sa vie.

Représentez-vous donc le monde encore nouveau, et encore pour ainsi dire tout trempé d s eaux du déluge^ lorsque les hommes, si près de l'origine des choses, n'avaient besoin, pour connaître l'unité de Dieu et le service qui lui était dû, que de la tradition qui s'en était conservée depuis Adam et depuis Noé; tradition d'ailleurs si conforme aux lumières de la raison, qu'il semblait qu'une vérité si claire et si importante ne pût jamais être obscurcie ni oubliée parmi les hommes. Tel

tienl • S. pour une vétiire prêché le jour de la >'at<vité. 11 applique le même éloge à Michel Le Tellier mourant :

• L'extrême oucliou annoncée à cep/'ilosophe ckrélicii, eicite autant sa piété qu'avait fait le saiut viatique. • 0. F. du chancelier.

i. L'intervalle est plus long suivant la chroiioloorie béuédictine.

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