‹ Discours sur l'histoire universelle (volume 2)Chapitre 176 sur 583 · Act., vu, 5.B · texte numérisé non relu

Act., vu, 5.B

4. Jusqu'à cb qub... attisa. Comme OQ dirait en latin, usquedum famrs traxit. Le subjonctif n'était pas encore de règle après jw^Qu'à ce que. ■ On ne voit p!u3 que carnage : le sang enivre le soldat, jusqu'à ce que le grau I

prince... calma les courages émus... • 0. F. de Condé.

5. La préféhexce DE Jacob. — C'està-dire, la préférence dont Jacob fut Tobjet. — Cette façon de parler elliptique pourrait prod:iire quelque équivoque, si les faits, bien connus^ et le sens du reste de la phrase pouvaient laisser le moindredoute. On lit de même un peu plus loin, • La préférence des Israélites.» — «La préférence future de> Gentils, a

apparence, mais en effet par ' une expresse disposition de la sagesse divine. Cette action prophétique et mystérieuse avait été préparée par un oracle dès le temps que Rébecca, mère d'Ésaii et de Jacob, les portait tous deux dans son sein. Car cette pieuse femme, troublée du combat qu'elle sentait entre ses enfants dans ses entrailles, consulta Dieu, de qui elle reçut cette réponse : « Vous portez deux peuples dans votre sein, et l'aîné « sera assujetti au plus jeune. » En exécution de cet oracle, Jacob avait reçu de son frère la cession de son droit d'aînesse, confirmée par serment^; et Isaac, en le bénissant, ne fit que le mettre en possession de ce droit, que le ciel lui-même lui avait donné. La préférence des Israélites, enfants de Jacob, sur les Iduméens, enfants d'Ésaii, est prédite par cette action, qui marque aussi la préférence future des Gentils, nouvellement appelés à l'alliance par Jésus-Christ, au-dessus ^ de l'ancien peuple.

Jacob eut douze enfants, qui furent les douze patriarches auteurs des douze tribus. Tous devaient entrer dans l'alliance : mais Juda fut choisi parmi tous ses frères pour être le père des rois du peuple saint, et le père du Messie tant promis * à ses ancêtres.

Le temps devait venir que, dix tribus étant retranchées du peuple de Dieu pour leur infidélité, la postérité d'Abraham ne conserverait son ancienne bénédiction, c'està-dire la religion, la terre de Chanaan et l'espérance du Messie, qu'en la seule tribu de Juda, qui devait don-

1 . Cette répétition du mot par n'est pas sans quelque négligence. Cet alinéa n'a peut-être pas reçu de Tauleur la dernière main ; c'est une de ces additions qu'il avait préparées pour le texte d'une édition nouvelliî, et que les éditeurs de Versadics ont publiées les premiers.

î. Gen., ixv. iï, iZ, 32. B.

3. Fin de phrase négligemment construite, et qui semble trahir quelque bàle (cet alinéa, comme on vient do le voir, !ie faisait pas partie du texte pu-

b'ié par Bossuet). Au-dessus de, complémt-nt un peu tardif de, la préférence des Genlils, est pris ici à peu près comme dans celte phrase de la 111e p. ; • si vous joignez à ces choses, les avantages des Grecs et de» Macédoniens au-dessus de leurs ennemis , vous avouerez... » c. y. Emploi aujouid'hui inusité de cette locution prépositive.

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