Tant promis
Mais où sont ces honneurs à DaviJ tant promis, Et prédits même encore à Salomon, son Ids? Racine, Alh., I, 1.
ner le nom au reste des Israélites, qu'on appela Juifs, et à tout le pays, qu'on nomma Judée.
Ainsi l'élection divine paraît * toujours, môme dans ce peuple charnel, qui devait se conserver par la propagation ordinaire.
Jacob vit en esprit le secret de cette é'ection ', Comme il était prêt à ' expirer, et que ses enfants, autour de son lit, demandaient la bénédiction d'un si bon père, Dieu lui découvrit l'état des douze tribus quand elles seraient dans la terre promise : il l'expliqua en peu de paroles, et ce peu de paroles renferment des mystères innombrables.
Quoique tout ce qu'il dit des frères de Juda soit exprimé avec une magnificence extraordinaire, et ressente un homme' transporté hors de lui-même par l'esprit de Dieu; quand il vient à Juda, il s'élève encore plus haut ^ : « Juda, dit-il ^ tes frères te loueront ; ta main ({ sera sur le cou de tes ennemis ; les enfants de ton père « se prosterneront devant toi. Juda est un jeune lion. « Mon fils, tu es allé au butin ; tu t'es reposé comme un « lion et comme une lionne. Qui osera le réveiller? Le « sceptre (c'est-à-dire l'autorité) ne sortira point de « Juda, et on verra toujours des capitaines et des magis- « trats, ou des juges nés de sa race, jusqu'à ce que vienne « celui qui doit être envoyé, et qui sera l'attente des (( peuples; » ou, comme porte une autre leçon qui peutêtre n'est pas moins ancienne, et qui au fond ne diffère pas de celle-ci, ((jusqu'à ce que vienne celui à qui les
1. Parait. C'est-à-dire, se découvre, se montre d'une manière éclatante et manifeste. On a déjà remarqué la force paiticulièie que l'auteur réserve en certains cas au mot parnître. « Une croix lumineuse lui parut en l'air. » p. 130.