Is., Lxv, elc. Rom., x, 21. B
i. Is., 11, 2, 3; XLix, 6, 18; li, 4, 5, etc U.
3. liossuet aime à s'cfTacer, autant que possible, devant l'histoire qu'il déroule, et à laisser [larler les choses ellesmêmes. Dans ces dernières pages, il s'est borné, sans plus de commentaires, à marquer expressément la portée du célèbre passage : « Le sceptre ne sorlira pas de Juda, jusqu'à ce que vienne celui qui doit être envové... » U termine ses remarques sur 1 oracle de Ja-
cob mourant, par une de ces paro'cs iugénieuses et graves, dont il a le secret, eu annonçant que les seuls ccànements en STOnt les interprrti's.
4. Assurés. Si l'on s'en rapporte aux habitudes de la langue française consacrées par le temps, ce participe, ainsi placé, semble, dans la construction de la phrase, manquer de soutien. Ici encore on retrouve le souvenir d'une eo.istructiou admise dans la langue latine.
[Assuefacere a se electos, ut promissit suis p'ierent, certiores..,).
comme il le déclare à Abraham ', au comble où * il les attendait pour les livrer à la dure et impitoyable vengeance qu'il voulait exercer sur eux par les mains de son peuple élu.
Il fallait donner à ce peuple le temps de se multiplier, afin qu'il fût en état de remplir la terre qui lui était destinée ^, et de l'occuper par force, en exterminant ses habitants maudits de Dieu.
11 voulait qu'ils éprouvassent en Egypte une dure et insupportable captivité, afin qu'étant délivrés par des prodiges inouïs, ils aimassent leur libérateur, et célébrassent éternellement ses miséricordes.
Voilà l'ordre des conseils de Dieu \ tels que lui-même nous les a révélés, pour nous apprendre à le craindre, à l'adorer, à l'aimer, à l'attendre avec foi et patience.
Le temps étant arrivé, il écoute les cris de son peuple cruellement affligé ^par les Égyptiens, et il envoie Moïse pour délivrer ses enfants de leur tyrannie.
11 se fait connaître à ce grand homme plus qu'il n'avait jamais fait à aucun homme vivant. Il lui apparaît ® d'une manière également magnifique et consolante '^ : il lui déclare qu'il est celui qui est. Tout ce qui est devant lui n'est qu'une ombre. Je suis, dit-il, celui qui suis * : l'être et la perfection m'appartiennent à moi seul ^ Il prend un nouveau nom, qui désigne l'être et la vie en lui comme dans leur source ; et c'est ce grand nom de Dieu, terrible, mystérieux incommunicable ***, sous lequel il veut dorénavant être servi.