‹ Discours sur l'histoire universelle (volume 2)Chapitre 209 sur 583 · Psal., txviii, 22; m, 8, 13, 14, 17, 21, 22. B · texte numérisé non relu

Psal., txviii, 22; m, 8, 13, 14, 17, 21, 22. B

du Messie, et ensuite les riches et les puissants ; tous l'adorer et le bénir; lui présidant dans la grande et nombreuse Eglise, c'est-à-dire dans l'assemblée des nations converties, et y annonçant à ses frères le nom de Dieu^ et ses vérités éternelles^ David, qui a vu ces choses, a reconnu, en les voyant, que le royaume de son fils n'était pas de ce monde. Il ne s'en étonne pas, car il sait que le monde passe ; et un prince toujours si humble sur le trône voyait bien qu'un trône n'était pas un bien où se dussent terminer ses espérances'.

Les autres prophètes n'ont pas moins vu le mystère du Messie. 11 n'y a rien de grand ni de glorieux qu'ils n'aient dit de son règne. L'un voit Bethléem, la plus petite ville de Juda, illustrée par sa naissance; et en même temps, élevé plus haut, il voit une autre naissance par laquelle il sort de toute éternité du sein de son Père*: l'autre voit la virginité de sa mère, un Emmanuel, un Dieu avec nous^ sortir de ce sein virginal, et un enfant admirable qu'il appelle Dieu*. Celui-ci le \o\t enlrev dans son temple'' ; cet autre le voit glon'eux dans son tombeau, où la mort a été vaincue*. En publiant ses magnificences, ils ne taisent pas ses opprobres. Us l'ont vu vendu; ils ont su le nombre et l'emploi des trente pièces d'argent dont il a été acheté^. En même temps qu'ils l'ont vu grand et élevé^'',\\s l'ont vu méprisé et méconnaissable au milieu des hommes; l'étonnement du monde, autant par sa bassesse que par sa grandeur ; le dernier des hommes; V homme de dou-

Page 1