i 603 ans après le déluge, suivant la même système
appelé le temps de la loi écrite, pour le distinguer du temps précédent, qu'on appelle le temps de la loi de nature, où les hommes n'avaient pour se gouverner que la raison naturelle et les traditions de leurs ancêtres.
Dieu donc, ayant affranchi son peuple de la tyrannie des Égyptiens, pour le conduire en la terre où il veut être servi , avant que de l'y établir, [lui propose la loi selon laquelle il y doit vivre. Il écrit de sa propre main, sur deux tables qu'il donne à Moïse au haut du mont Sinaï, le fondement de cette loi, c'est-à-dire le Lccaloguc, ou les dix commandements qui contiennent les premiers principes du culte de Dieu et de la société humaine. Il dicte au même Moïse les autres préceptes, par lesquels il établit le tabernacle, figure du temps futur; l'arche où Dieu se montrait présent par ses oracles ', et où les tables delà loi étaient renfermées; l'élévation d'Aaron, frère de Moïse; le souverain sacerdoce, ou le pontificat, dignité unique donnée à lui et à ses enfants ; les cérémonies de leur sacre, et la forme de leurs habits mystérieux *; les fonctions des prêtres, enfants d'Aaron ; celles des lévites, avec les autres observances de la religion ; et, ce qu'il y a de plus beau^, les règles des bonnes mœurs, la police et le gouvernement de son peuple élu, dont il veut être lui-même le législateur. Voilà ce qui est marqué par l'époque de la loi écrite. Après, on voit le voyage continué dans le désert ; les révoltes, les idolâtries*, les châtiments, les consolations du peuple de Dieu, que ce législateur tout-puissant forme peu à peu par ce moyen; le sacre d'Éléazar, souverain pontife, et la mort de son père Aaron ; le zèle de Phinées, fils d'Éléazar, et le sacerdoce
1. L'iBGBB où Dieu... D'après la description de l'Exode (xxv), le propitiatoire, table d'or posée sur l'arche, et recouverte des ailes des cbérubius, était le lieu de ces oracles.
L'arehe Saint« eit muette et ne rend pins d'oraclei. KiciKE, Athalie, I, 1.
2. Mystérieux. Parce qu'il y avait du mystère, c'est-à-dire un sens caché, dans la forme et la disposition de ces habits.