‹ Discours sur l'histoire universelle (volume 2)Chapitre 237 sur 583 · Id., viii, 8. B · texte numérisé non relu

Id., viii, 8. B

de ses excès *. On voit naître enûn sur la fin, et comme dans le sein de ces monarchies, le règne du Fils de l'homme. A ce nom vous reconnaissez Jésus-Christ; mais ce règne du Fils de l'homme est encore appelé le règne des saints du Ti es-Haut. Tous les peuples sont soumis à ce grand et pacifique royaume : l'élernité lui est promise, et il doit être le seul dont la puissance ne jjassera yas à un autre empilée ^.

Quand viendra ce Fils de l'homme et ce Christ tant désiré, et comment il accomplira l'ouvrage qui lui est commis, c'est-à-dire la rédemption du genre humain, Dieu le découvre manifestement à Daniel. Pendant qu'il est occupé de la captivité de son peuple dans Babylone, et des soixante et dix ans dans lesquels Dieu avait voulu la renfermer, au milieu des vœux qu'il fait pour la délivrance de ses frères, il est tout à coup élevé à des mystères ' plus hauts. Il voit un autre nombre d'années, et une autre délivrance bien plus importante. Au lieu des septante années prédites par Jérémie, il voit septante semaines, à commencer depuis l'ordonnance donnée par Artaxerxe à la longue main, la vingtième année de son règne, pour rebâtir la ville de Jérusalem *. Là est marquée en termes précis, sur la fin de ces semaines, la rémission des péchés, le règne éternel de la justice, l'entier accomplissement des prophéties, et l'onction du Saint des saints^. Le Christ doit faire sa charge % et paraître comme conducteur du peuple après soixante-neuf semaines. Api'ès soixante-neuf semaines ( car le prophète le répète encore), le Christ doit être mis à mort ' : il doit mourir de mort violente; il faut qu'il soit immolé pour accomplir les mystères. Une semaine est marquée entre

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