Jer., iivii, 12, 17; xl, 9; Bar., i, il, 12. B
7. Instruits... leur fidélité. Idiotisme de phrase ciinsacré par les meilleures autorités. Cf. p. ?43, n. 1 .
S.lEsdr., VII, 25, 5:6. B.
t68 DISCOURS
Alexandre respecta leur temple, admira leurs prophéties, et augmenta leurs privilèges ^ Ils eurent un peu à souffrir sous ses premiers successeurs. Ptolomée, fils de Lagus, surprit Jérusalem, et en emmena en Egypte cent mille captifs * : mais il cessa bientôt de les haïr. Pour mieux dire, il ne les haït jamais : il ne voulait que les ôter aux rois de Syrie, ses ennemis. En effet, il ne les eut pas plutôt soumis, qu'il les fit citoyens d'Alexandrie, capitale de son royaume, ou plutôt il leur confirma le droit qu'Alexandre, fondateur de cette ville, leur y avait déjà donné; et, ne trouvant rien dans tout son état de plus fidèle que les Juifs, il en remplit ses armées, et leur confia ses places les plus importantes. Si les Lagides les considérèrent, ils furent encore mieux traités des Séleucides, sous l'empire desquels ils vivaient. Séleucus Nicanor, chef de cette famille, les établit dans Antioche *, et Antiochus le Dieu, son petit-fils, les ayant fait recevoir dans toutes les villes de l'Asie Mineure, nous les avons vus se répandre dans toute la Grèce \ y vivre selon leur loi, et y jouir des mêmes droits que les autres citoyens, comme ils faisaient dans Alexandrie et dans Antioche . Cependant leur loi est tournée en grec par les soins de Ptolomée Philadelphe, roi d'Egypte ^ La reUgion judaïque est connue parmi les Gentils; le temple de Jérusalem est enrichi par les dons des rois et des peuples ; les Juifs vivent en paix et en liberté sous la puissance des rois de Syrie, et ils n'avaient guère goûté une telle tranquillité sous leurs propres rois '.
1. Cette phrase est le résumé trèsbien fait d un chapitre des Antiquités judaïques, auquel Bossuet renvoie dans ta note ci-jointe. Joseph., Aïî^, lib. XI,
8; et lib. 11, Cont. Apion., n. 4
les Epoques d'un mot très-vif : a En ce temps la nation et la religion judaïque commence à éclater parmi les Grecs. » V. p. 89.
S.Joseph. , Praef. Aiit., et lib. XII, c. 2,
2. Joseph., An;., lib. XI 1, c. 1, 2; et et lib. Il, cont. Apion. B. lib. H, Cont. Apion. B. 6. Uien ne pouvait mieux faire valoir
3. Joseph., Ant., lib. XII, c. 3, et l'heureux état dont l'historien vient de lib. U, Cont. Apion, B. tracer le tableau, que ce rapproche-
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