‹ Discours sur l'histoire universelle (volume 2)Chapitre 260 sur 583 · Eiod., xxm, 10, 11; Lévit., xiv, 4. B · texte numérisé non relu

Eiod., xxm, 10, 11; Lévit., xiv, 4. B

4. La coNDDiTB. Ce mot, au sens de méthode, dessein suivi, manière d'agir réglée et soutenue, est dit fiéquemmenl de Dieu, dans U langue religieuse du

xvii< siècle. « Nous bénirons la conduite de sa providence. » Pascal, éd. Havet, T. Il, p. 236. • La conduite de Dieu sur la vie et sur la maladie. ■ Ibid., T .11, p. 235. — » Nous pouvons observer à ce propos une conduite particulière de Dieu sur notre nature. » Bossuet, Ili» S. p. le jour de Pâques.

Hais de Dieu sur Joas admirant la conduit». Racine, Athalit, Y, c,

can, dont la valeur s'élait signalée dans les armées d'Antiochus, après la mort de ce prince, reprit l'empire de son pays^.

Sous lui les Juifs s'agrandissent par des conquêtes considérables. Ils soumettent Samarie ^ (Ézéchiel et Jérémie l'avaient prédit) ; ils domptent les Iduméens, les Philistins et les Ammonites, leurs perpétuels ennemis * ; et ces peuples embrassent leur religion (Zacharie l'avait marqué *). Enfin, malgré la haine et la jalousie des peuples qui les environnent, sous l'autorité de leurs pontifes, qui deviennent enfin leurs rois, ils fondent le nouveau royaume des Asmonéens ou des Machabées, plus étendu que jamais, si on excepte les temps de David et de Salomon.

Voilà en quelle manière le peuple de Dieu subsista toujours parmi tant de changements; et ce peuple, tantôt châtié, tantôt consolé dans ses disgrâces, par les différents traitements qu'il reçoit selon ses mérites, rend ^ un témoignage public à la Providence qui régit le monde *.

Page 1