Mouvement d'orateur, aucucl
pliéties : le détail serait la matière d'un plus long discours; mais vous en voyez assez pour demeurer convaincu de ces fameuses prédictions qui font le fondement de notre croyance : plus on les approfondit, plus on y trouve de vérité; et les prophéties du peuple de Dieu ont eu durant tous ces temps un accomplissement si manifeste, que depuis, quand les païens mêmes, quand un Porphyre, quand un Julien l'Apostat *, ennemis d'ailleurs des Écritures, ont voulu donner des exemples de prédictions prophétiques, ils les ont été chercher parmi les Juifs *.
Et je puis même vous dire avec vérité, que si durant cinq cents ans le peuple de Dieu fut sans prophète, tout l'état de ces temps était prophétique ^ : l'œuvre de Dieu s'acheminait *, et les voies se préparaient insensiblement à l'entier accomplissement des anciens oracles.
Le retour de la captivité de Babylone n'était qu'une ombre de la liberté, et plus grande et plus nécessaire, que le Messie devait apporter aux hommes captifs du péché. Le peuple, dispersé en divers endroits dans la haute Asie, dans l'Asie Mineure, dans l'Egypte, dans la Grèce même, commençait à faire éclater ^ parmi les Gentils le nom et la gloire du Dieu d'Israël. Les Écritures, qui devaient un jour être la lumière du monde, furent mises dans la langue la plus connue de l'univers : leur antiquité est reconnue. Pendant que le temple est révéré, et les Écritures répandues parmi les Gentils, Dieu
s'emporte inYolontaireraent l'historien, surpris et joyeux du rapport précis qu'il a découvert entre les événements et les oracles, dans l'eiacte et majestueuse revue qu'il vient de faire, en peu de mots, des cinq derniers siècles.
1. Porph., Deabstin., lib. IV, § 13; id. Porph. et Jul. apud Cyrill., lib. V et VI in Julian. B.
2. Ce fait curieux est vivement relevé par la reprise de la conjonction et par l'adjectif indéfini placé devant les deux noms propres. Quand un Porphyre, quand un Julien...