‹ Discours sur l'histoire universelle (volume 2)Chapitre 267 sur 583 · Cf. p. 178. I phie des anciens ; ces belles croyances · texte numérisé non relu

Cf. p. 178. I phie des anciens ; ces belles croyances

2. On -voit par ces mots que Bossuet naturelles, que le grave TertuUien apne prétend ricu affirmer sur cette ques- pelle « Le cri de lame naturellement tiou dos origines de la philosophie chrétienne ; testimonium animœ naturagrecque. L'exemple de cette réserve lui liter christianœ. » Apol., n. 17.

était donné par saint Augustin lui- 5. L'histoire raisonnéc des temps qui même. Cité de Dieu, \j. VIll, cil. ont précédé le Messie est achevée : il

'i. KÉVEiLLEa LE GKNUE HUMAIN. Cf. Tcste à cousidércr maintenant l'état p. 198, n. 2. moral du monde ancien au moment de

4. Les Pères de l'Eglise se plaisent ^ la naissance du Christ : c'est le sujet souvent à attester, comme premier fon- ] des deux importants chapitres XVI et dément des vérités surnaturelles, les XVIL

vérités de conscience, expliquées et 6. Le propre uhactèrb. La propre eonOrmécs par la plus pure philoso- I marque.

dieux immortels *, et leurs mystères impurs ? Leurs amours, leurs cruautés, leurs jalousies, et tous leurs autres excès, étaient le sujet de leurs fêtes, de leurs sacrifices, des hymnes qu'on leur chantait, et des peintures que l'on consacrait dans leurs temples. Ainsi le crime était adoré, et reconnu nécessaire au culte des dieux. Le plus grave des philosophes défend de boire avec excès, si ce n'était dans les fêtes de Bacchus et à l'honneur de ce dieu ^. Un autre, après avoir sévèrement blâmé toutes les images malhonnêtes, en excepte celles des dieux, qui voulaient être honorés par ces infamies '. On ne peut lire sans étonnement les honneurs qu'il fallait rendre à Vénus, et les prostitutions qui étaient établies pour l'adorer *. La Grèce, toute polie et toute sage qu'elle était, avait reçu ces mystères abominables. Dans les affaires pressantes, les particuliers et les républiques vouaient à Vénus des courtisanes ^, et la Grèce ne rougissait pas d'attribuer son salut aux prières qu'elles faisaient à leur déesse. Après la défaite de Xerxès et de ses formidables armées, on mit dans le temple un tableau où étaient représentés leurs vœux et leurs processions, avec cette inscription de Simonides, poêle fameux : a Celles-ci ont prié la déesse Vénus, qui, « pour l'amour d'elles, a sauvé la Grèce. »

S'il fallait adorer l'amour, ce devait êlre du moins l'amour honnête : mais il n'en était pas ainsi. Solon, qui le pourrait croire, et qui attendrait d'un si grand nom une si grande infamie ? Solon, dis-je, établit à Athènes le temple de Vénus la prostituée ^ ou de l'a-

1. Immortels. On sent tout ce que ce mot, ironiquement placé en cet endroit, ajoute à l'accent de cette éloquente sortie contre les mœurs de l'Olympe païen et la morale des religions antiques.

2. Plat^ De leg , lib VI. B. — Platon dit, en effet, au passage indiqué, qu'il est indécent de boire j usqu'à s'enivrer, « si ce n'est dans les fêtes du dieu qui nous a fait présent du vin. »

3. Arist.,PoW.,lib. VU, c. 17. B. — I Excepté, dit Aristote, les dieux dans

le culte desquels la loi tolère une certaine boutfonnerie licencieuse . » Tô

■cii)6a(T[Jiôv ônoSiSwffiv.

4. Baruch, VI, 10, 4Î, 43; Hérotl. lib. I, c. 199 ; Strab., lib. VIII. B. — Le passage d'Hérodote cité dans celte note se rapporte au culte de Mylitla, la Vénus assyrienne. Celui de Sliubor.

a trait aux usages établis dans le temple de Vénus, a Corinthe.

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