‹ Discours sur l'histoire universelle (volume 2)Chapitre 269 sur 583 · CHAPITRE XVII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVII

Corruptions et superstitions parmi les Juifs : fausses doctrines des Pharisiens.

Cependant, à la fm des temps, les Juifs mêmes qui le connaissaient, et qui étaient les dépositaires de la religion, commencèrent, tant les hommes vont toujours affaiblissant la vérité, non point à oublier le Dieu de leurs pères, mais à mêler dans la religion des superstitions indignes de lui. Sous le règne des Asmonéens, et dès le temps de Jonathas, la secte des Pharisiens commença parmi les Juifs ^ Ils s'acquirent d'abord un grand crédit par la pureté de leur doctrine et par l'observance exacte de la loi: joint que * leur conduite était douce, quoique réguUère, et qu'ils vivaient entre eux en grande union. Les récompenses et les châtiments de la vie future, qu'ils soutenaient avec zèle, leur attiraient beaucoup d'honneur \ A la fm, l'ambition se mit parmi eux. Ils voulurent gouverner, et en effet ils se donnèrent un pouvoir absolu sur le peuple : ils se rendirent les arbitres de la doctrine et de la religion, qu'ils tournèrent insensible-

1. C'est du moins ce qui arriva au philosophe Stitpon , d'après Diogène Laerte, cité ici par Bossuet. Diog. Laert. lib. n, Stilp. B.

2. Sainte et sévère jalousie. L'heu- /em choix des mots , Sainte et sévère, consacre, en quelque sorte , le suivant, qui, du reste, s autorise des termes mêmes de l'Ecriture : Dominus fortis et zelotes, Exode, xi, 5. — Dominus zelotes, nomen ejus. Ibid.,xxxiv,

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