‹ Discours sur l'histoire universelle (volume 2)Chapitre 284 sur 583 · Par le baplcme · texte numérisé non relu

Par le baplcme

pères, est clairement révélé dans la nouvelle alliance. Instruits d'un si haut mystère, et étonnés de sa profondeur incompréhensible, nous couvrons notre face devant Dieu avec les Séraphins que vit Isaïe \ et nous adorons avec eux celui qui est trois fois saint *.

C'était au Fils unique gui était dans le sein du Père ', et qui sans en sortir venait à nous, c'était à lui à nous découvrir pleinement ces admirables secrets de la nature divine, que Moïse et les prophètes n'avaient qu'effleurés.

C'était à lui à nous faire entendre d'où vient que le Messie, promis comme un homme qui devait sauver les autres hommes, était en même temps montré comme Dieu en nombre singulier, et absolument à la manière dont le Créateur nous est désigné : et c'est aussi ce qu'il a fait en nous enseignant que, quoique fils d'Abraham, il était devant qu'Abraham fût fait ''; quil est descendu du ciel, et toutefois qu'il est au ciel^\ qu'il est Dieu, Fils de Dieu, et tout ensemble homme, fils de l'homme ; le vrai Emmanuel, Dieu avec nous '; en un mot, le Verbe fait chair, unissant en sa personne la nature humaine avec la divine, afin de réconciUer toutes choses en lui-même.

Ainsi nous sont révélés les deux principaux mystères, celui de la Trinité et celui de l'Incarnation. Mais celui qui nous les a révélés nous en fait trouver l'image en nous-mêmes, afin qu'ils nous soient toujours présents, et que nous reconnaissions la dignité de notre nature ^

En effet, si nous imposons silence h. nos sens, et que

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