La donc. C.-à-d., dans cet enseignement nouveau
.•;. Gen., 1. 26. B.
6. Y. p. 182, le passage où, à propos de la parole Faciamus hominem, Bossuet annonçait le dogme qu'il expose paaiotenaut.
selon Salomon *, devant tous les temps dans le sein de Dieu; Sagesse qui fait toutes ses délices, et par qui sont ordonnés tous ses ouvrages. Nous savons qui est celui que David a vu engendré devant l'aurore * ; et le Nouveau Testament nous enseigne que c'est le Verbe, la parole intérieure de Dieu, et sa pensée éternelle, qui est toujours dans son sein, et par qui toutes choses ont été faites.
Par là nous répondons à la mystérieuse question qui est proposée dans les Proverbes ' : « Dites-moi le nom « de Dieu, et le nom de son Fils, si vous le savez. » Car nous savons que ce nom de Dieu, si mystérieux et si caché *, est le nom de Père, entendu en ce sens profond qui le fait concevoir dans l'éternité Père d'un Fils égal à lui, et que le nom de son Fils est le nom de Verbe ; Verbe qu'il engendre éternellement en se contemplant lui-même, qui est l'expression parfaite de sa vérité, son image, son Fils unique, réclat de sa clarté, et l'empreinte de sa substance ^.
Avec le Père et le Fils nous connaissons aussi le Saint- Esprit, l'amour de l'un et de l'autre, et leur éternelle union. C'est cet Esprit qui fait les prophètes, et qui est en eux pour leur découvrir les conseils de Dieu et les secrets de l'avenir; Esprit dont il est écrit ® : « Le Sei- '.( gneur m'a envoyé, et son Esprit, » qui est distingué du Seigneur, et qui est aussi le Seigneur même, puisqu'il envoie les prophètes, et qu'il leur découvre les choses futures. Cet Esprit qui parle aux prophètes, et qui parle par les prophètes, est uni au Père et au Fils, et intervient avec eux dans la consécration du nouvel homme '.
Ainsi le Père, le Fils, et le Saint-Esprit, un seul Dieu en trois personnes, montré plus obscurément à nos