Socr. apud Plalouem, De Rep., lib
II. B. — «... Dépouillons le juste de tout, excepté de la justice... qu'il passe pour le plus scélérat de tous les hommes... qu'il soit fouetté, mis à la tor
d'un sage, la vie et la mort de J.ïsus sont d'un Dieu. •
2. Quelle évidence et quel éclat de YÔrité morale dans ce simple langage 1
3. Que dire de telles paroles, si ce n'est qu'elles répondent pleinement à la sublimité morale et religieuse de telles pensées ?
4. Les plus eitrè.me3. Bossuet hasarde au besoin ce superlatif, dont les exemples sont rares chez nos écrivains.
Le péclié est le plus grand et le plus
ture, chargé de fers; qu'on lui brûle les , extrême de tous les maux. » IV» S
yeux; qu'à la fin, après avoir souffert tous les maux, il soit mis en croix. » Trad. Cousin. — V. ce que dit J. -Jacques Rousseau du juste imaginaire de Platon dans la page célèbre de ['Emile (L. IV), qui se termine par ces mots:
• Si 'la vie et la mort de Socrate sont
pour la Circoncision, !="■ point. — Ce mot prend même chez lui un comparatif:
« L'audace de rhomme est beaucoup plus extrême, lorsqu'il s'attribue la propriélé du don de Dieu. » S. sur l'hoaneur du moude, 3' p>
* Mais si nous venons à considérer ce qu'il y a de plus haut et de plus intime dans le mystère de la croix, quel esprit humain le pourra comprendre? Là nous sont montrées des vertus que le seul homme-Dieu pouvait pratiquer. Quel autre pouvait comme lui se mettre à la place de toutes les victimes anciennes, les abolir en leur substituant une victime d'une dignité et d'un mérite infini, et faire que désormais il n'y eût plus que lui seul à offrir à Dieu? Tel est l'acte de religion que Jésus-Christ exerce à la croix. Le Père éternel pouvait-il trouver, ou parmi les anges, ou parmi les hommes, une obéissance égale h. celle que lui rend son Fils bien-aimé, lorsque rien ne lui pouvant arracher la vie, il la donna volontairement pour lui complaire?
Que dirai-je de la parfaite union de tous ses désirs avec la divine volonté, et de l'amour par lequel il se tient uni à Dieu qui était en lui, se réconciliant le monde 2? Dans cette union incompréhensible, il embrasse tout le genre humain ; il pacifie le ciel et la terre ; il se plonge avec une ardeur immense dans ce déluge de sang où il devait être baptisé avec tous les siens, et fait sortir de ses plaies le feu de l'amour divin qui devait embraser toute la terre *.
Mais voici ce qui passe toute intelligence : la justice pratiquée par ce Dieu-homme, qui se laisse condamnei par le monde, aQn que le monde demeure éternellement condamné par l'énorme * iniquité de ce jugement. « Maintenant le monde est jugé, et le prince de ce monde « va être chassé, » comme le prononce Jésus-Christ lui-
l.Ici se termine la partie de ce cha- 1 ce passage, où l'on retrouve quelque pitre consacrée à l'exposé de la morale chose des plus libres et plus brûlants chrétienne. Cf. un tableau de cette mo- épanchements de l'éloquence des Ser-
rais tracé dans le 2» p. du Scrm. sur la di visité de la religion, — Bossuet va maintenant revenir aux mystères, et approfondir en particulier celui de la rédemption.