Cf. Racine, Alhalie, prophétie de Joad
qui était écrit dans les prophéties, touchant sa gloire future, s'est accompli aux yeux de toute la terre.
Que si elle a été invincible contre les efforts du dehors, elle ne l'est pas moins contre les divisions intestines. Ces hérésies, tant prédites par Jésus-Christ et par ses apôtres, sont arrivées, et la foi persécutée par les empereurs souffrait en môme temps des hérétiques une persécution plus dangereuse. Mais cette persécution n'a jamais été plus violente que dans le temps où l'on vit cesser celle des païens. L'enfer fit alors ses plus grands efforts pour détruire par elle-même cette Église que les attaques de ses ennemis déclarés avaient affermie. A peine commençait-elle à respirer par la paix * que lui donna Constantin, et voilà qu'Arius, ce malheureux prêtre, lui suscite de plus grands troubles qu'elle n'en avait jamais soufferts. Constance, fils de Constantin, séduit par les ariens dont il autorise le dogme, tourmente les calho- Uques par toute la terre ; nouveau persécuteur du christianisme, et d'autant plus redoutable que, sous le nom de Jésus-Christ ^, il fait la guerre à Jésus-Christ même. Pour comble de malheurs, l'Église ainsi divisée tombe entre les mains de Julien l'Apostat, qui met tout en œuvre pour détruire le christianisme, et n'en trouve point de meilleur moyen que de fomenter les factions dont il était déchiré. Après lui vient un Valens ', autant attaché aux ariens que Constance, mais plus violent. D'autres empereurs protègent d'autres hérésies avec une pareille fureur. L'Église apprend, par tant d'expériences, qu'elle n'a pas moins à souffrir sous les empereurs chrétiens qu'elle avait souffert sous les empereurs infidèles, et qu'elle doit verser du sang pour défendre non-seulement tout le
l. Pau tA PAii. — Sur cet usage de | Bossuct: elle lui sert à marquer rapi-
la prd'positiuu par, moyen de concision familier àBossuet, v. p. o2,7B, 123, 151,
2. L'arianisnie prétendait, par ses définiiions du Verbe, rectifier et relever l'idée de Dieu.
3. Un Valens. Cette façon d'inlroduire un uom historique est du goût de
dément le mépris ou l'admiration. « Au défaut de raisons pour casser son mariage, le roi (Henri VIII) avait un CraniHcr, prêt à tout l'aire. >• Bist. des var., 1. VII. — « Après Saiil parait un David, cet admirable berger...» L'j oques,\). 41.— « Quel autre a fait un Cyrus, si ce n'est Dieu...? » 0. F. de Coudé.
corps de sa doctrine, mais encore chaque article ' particulier. En effet, il n'y en a aucun qu'elle n'ait vu attaqué par ses enfants. Mille sectes et mille hérésies sorties de son sein se sont élevées contre elle. Mais si elle les a vues s'élever, selon les prédictions de Jésus-Christ, elle les a vues tomber toutes, selon ses promesses, quoique souvent soutenues par les empereurs et par les rois. Ses véritables enfants ont été, comme dit saint Paul, reconnus par cette épreuve ; la vérité n'a fait que se fortifier quand elle a été contestée; et l'Église est demeurée inébranlable *.