Marm. Arund. B. Ce sont presque les mêmes coutumes
4. L'orthographe de l'imparfait et du les mêmes images des grandes choses, participe présent de ce verbe (pris au les mêmes mouvements... • Fénelon, sens figuré) n'était pas encore fixée. On Liai. s. l'étoq., lll,
lit ici : Hésiode fleurissait, et plus loi«j .
qu'elle n'entraînât celle des rois de Juda dans sa ruine. Le roi Oehozias, fils de Joram, roi de Juda, et d'Athalie, fut tué dans Samarie avec ses frères, comme allié et ami des enfants d'Achab. Aussitôt que cette nouvelle fut portée à Jérusalem, Athalie résolut de faire mourir tout ce qui restait de la famille royale, sans épargner ^es enfants, et de régner par la perte de tous les siens. Le seul Joas, fils d'Ochozias, enfant encore au berceau, fut dérobé à la fureur de son aïeule. Josabeth, sœur d'Ochozias, et femme de Joïada, souverain pontife, le cacha dans la maison de Dieu, et sauva ce précieux reste de la maison de David K Athalie, qui le crut tué avec tous les autres, vivait sans crainte.
Lycurgue donnait des lois à Lacédémone. Il est repris de les avoir faites toutes pour la guerre, à l'exemple de Minos, dont il avait suivi les institutions, et d'avoir peu pourvu à la modestie des femmes, pendant que, pour faire des soldats, il obligeait les hommes à une vie si laborieuse et si tempérante ^
Rien ne remuait ^ en Judée contre Athalie : elle se croyait affermie par un règne de six ans. Mais Dieu lui nourrissait un vengeur * dans l'asile sacré de son temple ^ Quand il eut atteint l'âge de sept ans, Joïada le fit connaître à quelques-uns des principaux chefs de
1. Parole expressive, qui n'a point reproche à Lycurgue de s'être peu océchappé à Racine. 11 la cite et l'expli- cupé des femmes dans le règlement des que par d'autres paroles de Viliustre et mœurs. savant prélat, dans la préface de son | 3. Ribn nb remitait. Le neutre remuer
' ' ' est d'un usage fréquent dans la langue
du xvu» siècle, en ce sens figuré : trèsfréquent chez Bossuet. ■ Les Gaulois, souvent battus, n'osaient remuer.* (VllI* Époque.) — • Cependant Carthage remuait. > (IX' Ép.) — . • Cependant Uaxime remue. » (XI«,Ép.)
4. Lui nourrissait. Elevait pour elle, contre elle. Par un latinisme tout pa-
Athalie, et il s'en est emparé dans ce beau vers :
Do fidèle David o'eitt le prtcieui resU.
î. Plat., De rep., lib. Mil; De leg., lib. I; Arist., Polit., lib. II, c. 9. B. Le reproche d'avoir trop fait les lois de Lacédémone en vue de la guerre, est de
Platon. € Par vos institutions, dit-il , reil, Bossuet disait à l'Académie frân^ aux Lacédéraonicns, vous ressemblez 1 çaise, en parlant du jeune prince, son moins à des citoyens qui habitent une élève : i On vous nourrit un grand proville, qu'à des soldats qui campent sous { tecteur. • Disc, de réception. — Un une tente. » Lois, 1. U. Cependant le vengeur. Vengeur, en français, comme même Platon (Lois, III), a parlé avec I ultor, en latin, se dit de celui qui punit, éloge de la constitution de Sparte et de comme de celui qui venge. son auteur. C'est Aristote [lac. cit.) qui { 5. Boisuet parle ici d'Athalie aveo
l'armée royale, qu'il avait soigneusement ménagés' ; et, assisté des lévites, il sacra le jeune roi dans le temple (878-870). Tout le peuple reconnut sans peine l'héritier de David et de Josaphat. Athalie, accourue au bruit pour dissiper la conjuration, fut arrachée de l'enclos du temple, et reçut le traitement que ses crimes méritaient.
Tant que Joïada vécut, Joas fit garder la loi de Moïse. Après la mort de ce saint ponlife, corrompu par les flatteries de ses courtisans, il s'abandonna avec eux h l'idolâtrie. Le pontife Zacharie, fils de Joïada, voulut les reprendre ; et Joas, sans se souvenir de ce qu'il devait à son père, le fit lapider (840-832). La vengeance suivit de près. L'année suivante, Joas, battu par les Syriens, et tombé dans le mépris, fut assassiné par les siens; et Amasias son fils, meilleur que lui, fut mis sur le trône (839-831). Le royaume d'Israël, abattu par les victoires des rois de Syrie et par les guerres civiles, reprenait ses forces sous Jéroboam II, plus pieux que ses prédécesseurs.
Ozias, autrement nommé Azarias, fils d'Amasias (810- 803), ne gouvernait pas avec moins de gloire le royaume de Juda. C'est ce fameux Ozias, frappé de la lèpre, et tant de fois repris dans l'Écriture, pour avoir en ses derniers jours osé enlreprendre sur l'office sacerdotal, et^ contre la défense de la loi, avoir lui-même offert de l'encens sur l'autel des parfums. Il fallut le séquestrer, tout roi qu'il était, selon la loi de Moïse *; et Joatham, son fils, qui fut depuis son successeur, gouverna sage-
racceat d'un prophète indigné. Ce trait ménagement, épargnés'. Exemples anaénergique fait vivement ressortir la logues de ce sens, dont l'usage était grandeur sacrée et l'intérêt tragique de fréquent au xvw siècle : « Propre par cette histoire. Racine s'en est souvenu son génie et par ses correspondances à en plus d'un endroit, et en particulier ménager les esprits de sa nation, il dans ces vers : : (Mazarin) avait fait prendre un cours si
Comme si, dans le fond de ce «sie édifice, , heureuï aux couseils du cardinal.... .
Dieu cachait un vengeur armé pour son supplice. ' 0. F. de Le Tellier. — • Un homme
Alh.,l, 1. ' " " ■ ...
3ou9 Taile du Seigncar, dans le temple élevé. [bid., i, 2.
1. MÉNAGÉS, c'est-à-dire, maniés, pratiqués, travaillés, de manière à s'assurer leur concours (et non traités avec
adroit, qui saura manier et ménager avec art les esprits de la populace... • II" s. sur la compassion de la sainte V. 2. La loi sur la lèpre. Lévitique, xiii. Remarquez l'ironique familiarité de ce, tout roi qu'il était.
SUR [/HISTOIHE UiNlVEUSIiLLE. 47
ment le royaume. Sous le règne d'Ozias, les saints prophètes, dont les principaux en ce temps furent Osée et Isaïe, commencèrent à publier leurs prophéties par écrit S et dans des livres particuliers, dont ils déposaient les originaux dans le temple pour servir de monument à la postérité. Les prophéties de moindre étendue, et faites seulement de vive voix, s'enregistraient selon la coutume dans les archives du temple avec l'histoire du temps.
Les jeux Olympiques, institués par Hercule et longtemps discontinués, furent rétablis (77C). De ce rétablissement sont venues les Olympiades, par où les Grecs comptaient les années. A ce terme finissent les temps que Varron nomme fabuleux, parce que jusqu'à cette date les histoires profanes sont pleines de confusion et de fables; et commencent les temps historiques, où les alfaires du monde sont racontées par des relations plus fidèles et plus précises. La première Olympiade est marquée par la victoire de Corèbe. Elles se renouvelaient tous les cinq ans, et après quatre ans révolus. Là, dans l'assemblée de toute la Grèce, à Pise premièrement, et dans la suite à Élide *, se célébraient ces fameux combats, où les vainqueurs étaient couronnés avec des applaudissements incroyables. Ainsi les exercices étaient en honneur, et la Grèce devenait tous les jours plus forte* et plus pohe. L'Italie était encore presque toute sauvage. Les rois latins de la postérité d'Énée * régnaient à Albe.
Phul était roi d'Assyrie. On le croit père de Sardanapale , appelé, selon la coutume des Orientaux, Sardan-
1. Osée, j, 1. Is., I, 1. B. I tution des jcui Olympiques, V. Monteg-
2. A Elidb. En latin, comme en grec, | quieu. Grand, et décad. des Romains, le même mot (iï/iv, idis) sert à nommer fin du c. t.
la ville et la province. Bossuet dit Elide 4. De la postérité d'Esée. Telle était pour l'une et l'autre. Nous disons Elis du moins la tradition accréditée dans et TElide. ^ Rome. —Y. Tite-Live, I, 3; Salluste,
3. Plus fohtb. Ce mot paraît compren- Catilina, VI. Tacite, moins respectueui dre à la fois la vigueur du corps, qui pour ces antiques récits, disait : Romas'augmentait par ces combats, et la nusTrojademissus, et iÉneeisJuliae stirforce d'esprit, le courage. Sur lesavan- j pis auclor, aliaque haud procul fabuli, tages que la Grèce tirait de cette insti- | vetera. Annales, Xil, 58.
Pul, c'esl-à-dire Sardan, fils de Phul. On croit aussi que ce Phul ou Pul a été le roi de Ninive qui fit pénitence avec tout son peuple à la prédication de Jonas. Ce prince, attiré par les brouilleries * du royaume d'Israël, venait l'envahir (771-758); mais, apaisé par Manahem, il l'affermit dans le trône* qu'il venait d'usurper par violence, et reçut en reconnaissance un tribut de mille talents. Sous son fils Sardanapale % et après Alcmseon , dernier archonte perpétuel des Athéniens, ce peuple, que son humeur * conduisait insensiblement à l'État populaire *, diminua le pouvoir de ses magistrats, et réduisit à dix ans l'administration des archontes. Le premier de cette sorte fut Charops.
Romulus et Rémus, sortis des anciens rois d'Albe par leur mère Ilia , rétablirent dans le royaume d'Albe leur grand-père Numitor, que son frère Amulius en avait dépossédé; et incontinent après ils fondèrent Rome, pendant que Joatham régnait en Judée.