‹ Discours sur l'histoire universelle (volume 2)Chapitre 30 sur 583 · Et DBS Afbicàins · texte numérisé non relu

Et DBS Afbicàins

PuDÎca régna vides, Tyrios et AgenorÎB arbem, Sed finei Libyd. genus intractabile bello Vue, £n., \, 338.

Les afFaires changèrent de face dans le royaume de Juda. Athalie, fille d'Achab et de Jézabel, porta avec elle l'impiété dans la maison de Josaphat. Joram, fils d'un prince si pieux, aima mieux imiter son beau-père que son père. La main de Dieu fut sur lui *. Son règne fut court, et sa fin fut affreuse (885-876). Au milieu de ces châtiments, Dieu faisait des prodiges inouïs, même en faveur des Israélites, qu'il voulait rappeler à la pénitence. Ils virent, sans se convertir, les merveilles * d'Élie et d'Elisée, qui prophétisèrent durant les règnes d'Achab et de cinq de ses successeurs.

En ce temps Homère fleurit ^, et Hésiode fleurissait ' trente ans avant lui. Les mœurs antiques qu'ils nous représentent, et les vestiges qu'ils gardent encore, avec beaucoup de grandeur, de l'ancienne simplicité, ne servent pas peu à nous faire entendre les antiquités beaucoup plus reculées, et la divine simplicité de l'Écriture \

Il y eut des spectacles effroyables dans les royaumes de Juda et d'Isi'aël. Jézabel fut précipitée du haut d'une tour par ordre de Jéhu (884-876). Il ne lui servit de rien de s'être parée : Jéhu la fit fouler aux pieds des chevaux. Il fit tuer Joram, roi d'Israël, fils d'Achab : toute la maison d'Achab fut exterminée, et peu s'en fallut

1. La main de Die0 pdt sua loi. Ex- t (V1II« époque) : t La philosophie florispression du langage biblique souvent j sait dans la Grèce. • D ordinaire, au parempruntée par liossuet. • A ces mar- ticipe, Bossuet écrit floris'^ant ; et pourques, les Juifs reconnurent que la main tant, dans son discours de l'éceptioa à de Lieu était sur eux. > II" partie, c. m. l'Acad. française, il dira : « La répu- — n La main de Lieu est sur nous trop tation toujours fleurissante de vos Tisiblement pour ne pas reconnaître... » écrits..., » tout comme Descartes écri- S. sur la rigueur de Dieu à l'égard des Tait : • Notre siècle me semblait aussi pécheurs, II' point. Etc. fleurissant qu'ait été aucun des précé-

2. Les merveilles. Les miracles. Ra- dents. • Lise, de la méthode, I'= part, cine, de même, en parlant des miracles 5. « Pour sentir l'éloquence de l'Éd'Élie et d'Elisée : criture, rien n'est plus utile que d'avoir

le goût de la simplicité antique; sur-

Pwple iûgrat, quoi ! toujours les niu» grandes tout la lecture des auciens Grecs sert

.^ , , [merveilles, beaucoup à y réussir... 11 faut connaî-

-;tli5 eoraoler toD cieur, frapperont tes oreilles! - tt ■ Vx « u« t^i . . •

Alh II ''^ Homère, Xénophon, Platon... Apres

' ' ' cela, l'Ecriture ne vous surprendra plus.

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